Le Taillan-Médoc

Le nom du Taillan se rattache vraisemblablement au nom du tilleul, arbre qui poussait à l’état naturel dans la région. Tilleul, du latin tilia, tilius a donné avec le dérivé anum Telhan. Le nom de la paroisse est cité en 1027. Le latin Tilius a donné aussi le Thil.

Anne Cavignac, Les noms de lieux du canton de Blanquefort, École des Chartes, 1968.

(Le) Taillan-Médoc est une commune résidentielle de la banlieue NO de Bordeaux (Gironde) dans le canton de Saint-Médard-en-Jalles, au nord des Jalles d’Eysines et du Taillan et à l’ouest de Blanquefort.

8 900 hab. (Taillanais), 1 516 ha, avec lycée général public, supermarché Carrefour (40 sal.), négoce de vêtements publicitaires Maillet (30 sal.); plusieurs châteaux dont celui de Taillan ou de la Dame Blanche (17e-18e s., 30 ha de vignes) à l'est, de Lagorce (19e s.) au nord-est, Durac (18e s.), mais la commune ne cultive que 35 ha de vignes; ensemble de lotissements bordés par la forêt. La D 1 vers le Verdon traverse la commune du sud au nord, la N 215 passe dans la partie sud-occidentale ; la partie occidentale de la commune est dans les bois.

Le nom était Le Taillan jusqu’en 1925; elle avait alors 1 300 habitants. L’essor est des années 1960 : 2 800 habitants en 1968, 4 000 en 1975 ; la croissance se poursuit et la commune a encore gagné 900 habitants entre 1999 et 2008.
Source : site  www.tresordesregions.fr)

 

 

Introduction générale à l’histoire 

Le découpage des périodes historiques peut varier d’un pays à l’autre.

Pour la France :

- la Préhistoire qui recoupe les premières occupations humaines avant l’invention de l’écriture.

Après l’invention de l’écriture, c’est l’Histoire qui se divise en 4 périodes :

- l’Antiquité, de l'apparition de l'écriture jusqu'à la mort de Théodose Ier en 395 après J.C ou la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 après J.C ;

- le Moyen Âge entre l’Antiquité et la Renaissance, soit de 395 après J.C ( ou 476 ) jusqu'à la chute de Constantinople par les Turcs en 1453 ou la prise de Grenade et la découverte de l'Amérique en 1492 ;

- l’Histoire Moderne s’étend du XVI au XVIIIe siècle jusqu’à la Révolution française ;

- l’Histoire Contemporaine commence en 1789 et dure jusqu’à nos jours.

Dans la terminologie universelle des historiens – à l'exception des historiens français – l'Époque contemporaine couvre toujours les derniers 75 ans environ avant le présent dans le sens où vivent encore des témoins, des contemporains de ces évènements . La lecture actuelle du mot « contemporain » par les historiens français est au sens où les événements qu'elle couvre ont des conséquences directes sur le monde actuel.

 

L’Antiquité 

C'est une des quatre périodes de l’histoire qui court de l'apparition de l'écriture jusqu'à la mort de Théodore Ier en 395 après J.C ou la chute de l'Empire roamin d'Occident en 476 après J.C.

Dans les fondations du pont du Taillan, on a trouvé une amphore romaine et des monnaies romaines : compte rendu de la Commission des Monuments Historiques de la Gironde, l, 1846, p. 77 ; Cassagne (B.), 1982-1983, l, p. 100; Brocheriou (D.), Baron (M.), 1989, p. 137, n. Il. Le toponyme la Caussade pourrait rappeler le passage de la voie antique la Levade : Brocheriol,l (D.), Baron (M.), 1989, p. 137-138.

Texte extrait de  Carte archéologique de la Gaule, pré-inventaire archéologique publié sous la responsabilité de Michel Provost. Page 542-543 : le canton de Saint-Médard-en-Jalles dans La Gironde 33/1 par Hubert Sion, avec la collaboration du service Culture et Archéologie du Conseil Général de la Gironde. Diffusion : Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Paris 1994. Canton de Saint-Médard-en-Jalles (Insee 63). 543 Le Taillan-Médoc (Insee 519).3

Du 16e au 18e siècle

Présentation des seigneurs 

Avec l'installation du Parlement de Guyenne, les présidents et conseillers font construire dans Bordeaux de riches hôtels particuliers auxquels s'ajoutent ceux des gens du roi et quelques bourgeois enrichis par le négoce, qui se sentent en mesure d'acheter une charge pour leurs enfants. La fonction de parlementaire est prestigieuse, elle laisse du temps libre pour s'occuper du vin et confère des pouvoirs sans partage aux Bordelais. Henri IV dit, en parlant des membres de cette cour souveraine : « si je n'étais point roi à Paris, je voudrais être parlementaire à Bordeaux, c'est le sort le plus enviable du monde ». Cette nouvelle noblesse, forte de ses richesses, va devenir propriétaire foncier, et s'intéresser en particulier à la vigne. Pendant que cette puissance grandit, les anciennes maisons nobles ne vivent âprement que de la culture de leurs domaines. Sous des dehors clinquants, leur misère est réelle. Ceux qui ne sont pas fonctionnaires attachés à la personne du roi sont des hobereaux que leur état besogneux retient sur leurs terres. Sous la poussée de leurs dettes, les familles célèbres du Bordelais disparaissent peu à peu de la vie publique. Les deux baronnies les plus puissantes de la région, celles de Monferrant et de Blanquefort, connaissent de gros problèmes financiers. Ainsi, la première nommée est achetée par la jurade de Bordeaux et Jacques de Durfort, à qui appartient celle de Blanquefort, pour se créer quelques revenus, aliène par-devant notaire ses droits de justice dans les paroisses médocaines. Dans le pays du Bordelais, les châteaux historiques et les grands crus passent des mains de la noblesse d'épée à celle des parlementaires et des bourgeois enrichis.

Dans la paroisse du Taillan, de par sa proximité avec Bordeaux, une grande partie des terres se trouve concernée par cette évolution. Elles appartiennent soit à la noblesse de robe, soit à la grande bourgeoisie marchande de Bordeaux. Les ordres ecclésiastiques ont également des possessions dans la paroisse. Ainsi, en 1541, sous le règne de François ler, Ramon Ayquem de Montaigne est seigneur des maisons nobles de Bussaguet et de Saint-Genés, sises toutes deux, dans la paroisse du Taillan. La seigneurie de Bussaguet se trouvait sur les bords de la jalle, à la limite actuelle de la commune du Haillan, qui n'était à cette époque, qu'un village de la paroisse d'Eysines. Quant à la maison noble de Saint-Genés, l'Abbé Baurein nous précise, qu'elle portait indifféremment le nom de Saint-Genés et celui de la Gorce, ce qui la situe vers l'actuel quartier de la Belgique. Elle dut disparaître vers le milieu du XVIIIe siècle, car, le 23 juin 1734, Gabriel Maurice de Lavie dont nous reparlerons plus loin, seigneur du Taillan au village de l'Allemagne, qui venait de l'acquérir de J.F. de Pontac d'Anglade, conseiller au parlement de Bordeaux, « en baillait à fief nouveau, le terrain et les débris à un marchand de Bordeaux » (Drouyn, T. XVII, P 459).

Concernant la maison noble de Bussaguet, son nom apparaît pour la première fois dans le testament de Thomas Ayquem de Montaigne, frère de Ramon de Montaigne. Seul, un moulin portant ce nom, appartenait en 1242 au chevalier Guillaume de Bussac, Bussaguet pourrait donc être un diminutif de Bussac mais on ignore à quelle date cette possession est entrée dans la famille Ayquem de Montaigne. Il est possible que l'édification de cette maison noble soit l'œuvre de Ramon Ayquem de Montaigne. Son fils Geoffroy de Montaigne, né du mariage de Ramon avec Adrienne de La Chassaigne, fille de Geoffroy de La Chassaigne, président au Parlement de Bordeaux, et de Catherine de Lestonnac en hérite en 1563, alors que le règne de Charles IX commence à peine. Geoffroy de Montaigne, conseiller au Parlement, fut connu sous le nom de « Bussaguet » ou « Montaigne Bussaguet », déjà seigneur de Bussaguet, il devient seigneur du Taillan par cession de droit.

Alors que les royaumes de France et de Navarre ont à leur tête le bon roi Henri IV, le 8 mars 1601, Jacques de Durfort, baron de Blanquefort, échange par acte notarié passé à Bordeaux, plusieurs paroisses et seigneuries dont il est en possession, contre une rente de douze boisseaux de blé et divers fiefs. Cet échange a lieu avec plusieurs personnes dont Maître Léonard de La Chèze, conseiller au Parlement et Pierre d'Aste, écuyer, seigneur des Roys, conseiller du Roi au Grand Conseil. Léonard de La Chèze cède très rapidement ses droits à Geoffroy de Montaigne, son collègue au Parlement et c'est ainsi que Pierre d'Aste et Geoffroy de Montaigne, se partagent le 6 novembre 1601, une grande partie des terres de la paroisse du Taillan. Il résulte de cet acte, que le bourg, l'église du Taillan et les terres situées au couchant du chemin de Bordeaux à Castelnau sont la possession de Geoffroy de Montaigne, tandis que celles se trouvant au levant de ce même chemin, sont dévolues à Pierre d'Aste et portent le nom de maison noble du Taillan au village de l'Allemagne, aujourd'hui baptisé la Belgique. Afin de délimiter les terres en leur possession, les deux parties décident qu'il sera planté des bornes marquées à leurs armes, de sorte que l'écusson de chacun d'eux se trouve face à sa portion. La mort surprend les deux seigneurs avant que les bornes ne soient posées. Les années passent ; à Henri IV, succède Louis 13, à Geoffroy de Montaigne, succède son fils aîné, Joseph de Montaigne, né en 1574, écuyer, seigneur de la maison noble de Bussaguet, du Taillan, de Gayac, de Corbiac de Saint-Médard, de la Chapelle Gonaguet en Périgord, de Brénieu en Vivarais, baron de Lévignac, conseiller au Parlement de Bordeaux. Son épouse, Jeanne Tivoley de Brénieu, porte le titre de dame du Taillan. À son décès survenu à Bordeaux en 1627, son fils aîné Henri, institué par lui héritier universel, lui succède comme seigneur du Taillan et meurt en 1679, alors que Louis XIV est au pouvoir. Ensuite, Guillaume de Montaigne, né le ler août 1614, lui succède en tant que chevalier, seigneur de Bussaguet et du Taillan, dit « le Chevalier de Montaigne », bourgeois de Bordeaux.

En ce qui concerne la maison noble du Taillan au village de l'Allemagne, à Pierre d'Aste, ont succédé ses fils, Henry et Charles-André. En 1645, cette maison noble est saisie sur feu Henry d'Aste et son frère Charles-André. Un arrêt décret du 19 juin 1663 en rend Maître de Poitevin, chevalier, Trésorier général de France, adjudicataire pour la somme de dix mille cents livres. Quarante cinq années se sont écoulées depuis le partage réalisé entre Geoffroy de Montaigne et Pierre d'Aste, mais les bornes, délimitant les terres des deux maisons nobles, ne sont toujours pas plantées. C'est Guillaume de Montaigne qui prend l'initiative de l'opération, il somme Maître de Poitevin de contribuer à l'achat de ces bornes afin de procéder à leur mise en place. Ce dernier n'ayant pas déféré à la sommation, Guillaume de Montaigne en effectue l'acquisition et fait réaliser les travaux auxquels Maître de Poitevin est prié d'assister. La situation relationnelle entre ces deux maisons nobles aurait pu en rester là, si un des fils de feu Pierre d'Aste, Jean Étienne d'Aste, chevalier, seigneur des Roys et de Terrefort, n'avait pas évincé Maître de Poitevin par retrait lignager, et remboursement du prix de l'adjudication. Jean Étienne d'Aste devient possesseur de la maison noble du Taillan au village de l'Allemagne, arrache les bornes plantées par Guillaume de Montaigne et prend le titre de seigneur du Taillan. La réaction de Guillaume de Montaigne est placée sur le plan juridique ; par acte en date du 24 décembre 1664, il fait savoir à Jean Étienne d'Aste, que le bourg et l'église du Taillan étant dans sa possession, lui seul peut se prévaloir du titre de seigneur du Taillan. Comme son père Pierre d'Aste, Jean Étienne d'Aste n'a droit qu'au titre de seigneur de l'Allemagne. Par le même acte, Guillaume de Montaigne proteste également contre l'enlèvement des bornes auquel s'est livré le seigneur d'Aste. Après assignation, les deux seigneurs se retrouvent, accompagnés de leurs officiers de justice, témoins, procureurs et avocats, sur les lieux litigieux. Les deux parties ne peuvent se mettre d'accord, et l'affaire est portée devant le Parlement de Rennes, car celui de Bordeaux, où les deux adversaires ne comptent que des parents ou amis parmi les magistrats en exercice, est dans l'impossibilité de juger une telle affaire. Le jugement est rendu le 14 juillet 1666, une sorte de jugement de Salomon, tenant compte sans doute, de l'influence des parties en présence. L'arrêt précise que Guillaume de Montaigne est autorisé à prendre le titre de seigneur du Bourg du Taillan et le Sieur Pierre d'Aste, celui de seigneur du Taillan au village de l'Allemagne. Ainsi par ce jugement, le Taillan se trouve avoir deux seigneurs. Malgré cet arrêt, le procès continue et les bornes ne seront remises en place qu'en 1668. Jean Étienne d'Aste renonce à son acquisition, il vend le 28 mars 1670, sa seigneurie à Maître de Poitevin. La rivalité entre les deux seigneuries se poursuit. Les querelles ont lieu maintenant entre Guillaume de Montaigne et Maître de Poitevin, puis elles continuent entre le gendre de ce dernier, Gabriel Maurice de Lavie, président au Parlement, qui a épousé Anne, fille de Maître de Poitevin et Joseph de Montaigne, petit-fils de Guillaume. En 1740, sous le règne de Louis XV, elles durent encore, mais à ce moment là, entre Jean Charles de Lavie, fils de Gabriel Maurice et Joseph de Montaigne. En 1744, à la mort de Joseph de Montaigne, la seigneurie du bourg du Taillan, passe à sa sœur, Marie de Montaigne, épouse de Juilhot de la Devize, puis dans la maison noble de Cursol. En 1760, François de Cursol est qualifié de baron du Taillan. La seigneurie du Taillan au village de l'Allemagne est toujours aux mains de la famille de Lavie. En 1789, elle appartient à Paul Marie de Lavie, fils de Jean Charles et petit-fils de Gabriel Maurice. Puis, vint la révolution et l'on ne parla plus des seigneurs du Taillan. Beaucoup plus tard, le village de l'Allemagne est rebaptisé par décision du conseil municipal « la Belgique », il s'agit alors d'une querelle plus importante qui oppose la France et l'Allemagne.

En 1759, la paroisse abrite une compagnie de dragons du régiment de Rennes.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p. 79-82.

 

De la Révolution au 19e siècle 

Louis XVI, monté sur le trône à l'âge de vingt ans (l774), manifeste ses bonnes intentions avec les tentatives de réformes entreprises par Turgot et Necker. Il cède ainsi aux sentiments de son cœur, mais son esprit étroit le ramène bientôt aux conseils des courtisans égoïstes qui jugent leurs privilèges en péril. Son indécision augmente le trouble et précipite les événements. Devant la situation, Necker demande au roi de convoquer les États généraux qui ne l'avaient pas été depuis 1614. D'un bout à l'autre de la France, dans les villes comme dans les villages, ce fut de février à avril 1789 une immense agitation.

Dans les cahiers de doléances qui étaient préparés, les questions de principes dominent les questions d'intérêts particuliers. Ainsi, le peuple demande : le vote par tête, l'égalité complète des citoyens devant la loi et devant l'impôt, l'abolition des droits d'aînesse, des servitudes féodales, la réforme des codes, la liberté de conscience, la liberté du commerce et de l'industrie. Réunis le 5 mai 1789, les trois ordres, noblesse, clergé, tiers états, fusionnent après de longues et acharnées discussions en une Assemblée nationale constituante, le 9 juillet 1789. La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, assure la victoire du peuple, entraîne l'organisation d'une mairie à Paris, la création de la Garde nationale et l'adoption de la cocarde tricolore. Les troubles dans les provinces déterminent l'Assemblée à supprimer les droits féodaux, dans la mémorable séance de la nuit du 4 août 1789.

La France est réorganisée socialement, politiquement et économiquement. Le 14 décembre 1789, l'Assemblée nationale constituante instaure les municipalités et décrète que « le chef de tout corps municipal portera le nom de Maire ». La simple paroisse du Taillan dépendant de l'Archiprêtré de Moulis devient une commune.

En 1790, les maires et officiers municipaux sont mis en place dans chaque commune de France.

En l'An II, le citoyen Guillaume Seguin est maire du Taillan. Le département de la Gironde est créé comprenant sept districts et soixante-douze cantons. Le Taillan est inclus dans le canton de Blanquefort ainsi que Saint-Médard-en-Jalles, Eysines, Saint-Aubin, Parempuyre, Bruges et Le Bouscat. Avec la création des cantons, une administration municipale cantonale est instituée, le maire du chef-lieu de canton en est le président. Pour le canton de Blanquefort, le maire Saincric, curé constitutionnel de la paroisse de Blanquefort préside l'assemblée cantonale. Chaque commune du canton, est représentée par un agent municipal et son adjoint. Cette administration municipale cantonale se substitue dans beaucoup de domaines à la gestion communale. La lecture des comptes rendus de cette assemblée permet de connaître ses compétences : le président lit à chaque séance les derniers bulletins des lois, les lettres et directives du gouvernement et du directoire de la Gironde, les pétitions présentées par les citoyens des communes du canton, sur lesquelles il faut délibérer pour prendre les décisions. L'assemblée traite de police générale : signalement des individus suspects, des évadés, des émigrés revenus, des proscrits. Il y est surtout question de finances, des contributions que doivent les communes ou des impôts et taxes dus par les particuliers. L'assemblée a également à traiter des domaines nationaux, des travaux publics, de la conscription des citoyens. Elle a la charge d'organiser les fêtes républicaines instituées par un décret du 9 septembre 1794, qui doivent remplacer les fêtes religieuses.

Ainsi, l'agent municipal du Taillan est chargé d'organiser le 30 ventôse an VI, la fête de la souveraineté du peuple. Le compte-rendu écrit sur le déroulement de cette fête mentionne : « En tête du cortège marchaient deux jeunes gens, l'un tenant une pique, l'autre le drapeau tricolore. Venaient ensuite douze vieillards ayant à la main chacun une baguette blanche. L'adjoint et l'agent (municipal) suivaient et après eux les défenseurs de la patrie en armes et le peuple. Arrivé au lieu désigné, sous un arbre de la liberté, on a chanté un hymne patriotique. Le drapeau tricolore, la pique, le bonnet de la liberté et la constitution de l'an fil ont été mis autour de l'arbre de la liberté. Ayant reçu la loi la veille de la cérémonie, on n'avait pas eu le temps de dresser un autel. Les vieillards se rangent en demi-cercle devant l'arbre de la liberté et immédiatement après eux l'agent et l'adjoint municipaux, n'y ayant point d'autre fonctionnaire public. On chante un air patriotique. Les vieillards s'avancent au milieu de l'enceinte, réunissant leurs baguettes, ils enforment un faisceau qu'ils lient avec un ruban tricolore. Un des vieillards dit à haute voix les phrases suivantes : la souveraineté du peuple est inaliénable ! Comme il ne peut exercer par lui-même tous les droits qu'elle lui donne, il délègue une partie de sa puissance à des représentants et à des magistrats choisis par lui-même ou par des électeurs qu'il a nommés. C'est pour se pénétrer de l'importance de ces choix que le peuple se rassemble aujourd'hui.

L'agent municipal répond par ces mots : le peuple a su par son courage reconquérir ses droits trop longtemps méconnus, il saura les conserver par l'usage qu'il en fera. Il se souviendra de ce précepte qu'il a lui-même consacré par la charte constitutionnelle, que c'est de la sagesse des choix dans les assemblées primaires et électorales que dépendent principalement la durée, la conservation et la prospérité de la république. L'adjoint municipal a fait lecture solennelle de la proclamation du directoire exécutif relative aux élections du 28 pluviôse an VI. La cérémonie a été terminée par des chants patriotiques. Le cortège est obligé de se dissoudre à cause de la pluie et de la grêle ».

Dans cette période trouble, le besoin d'assurer le maintien de l'ordre et d'empêcher les pillages conduit à la mise en place d'une Garde nationale placée sous le contrôle des municipalités. C'est une loi du 14 octobre 1791 portant organisation de la Garde nationale qui rend obligatoire pour tous les citoyens actifs et leurs enfants âgés de dix-huit ans d'en faire partie. Le citoyen actif est défini comme celui payant au moins trois livres d'impôts, ce qui limite le nombre de participants notamment en zone rurale.

Pour Paris, La Fayette en sera le premier commandant en chef et le duc de Duras son homologue à Bordeaux. Au Taillan, est ainsi constituée une unité s'intégrant au « bataillon cantonal » de Blanquefort. Au sein de la Garde nationale, est formée, à la demande du ministre de la police, une colonne mobile chargée d'assurer la sûreté publique. Le canton fournit trois compagnies le 2 nivôse an V, composées de : cinquante hommes de Blanquefort, vingt-neuf du Taillan, vingt-quatre de Parempuyre, cinquante de Saint-Médard, cinquante d'Eysines, quinze de Saint-Aubin, trente du Bouscat et trente de Bruges.

Parmi les citoyens du Taillan, on trouve : Louis Videau sergent, François Labeyrie caporal, Valentin Lavigne, Yves Decourt, Charles Dupuy et Vital Jeantet fusiliers. Julien de Bryas du Taillan sera élu chef du bataillon cantonal en mai 1848. Cette institution durera jusqu'en 1871 avec une mise en sommeil sous le Consulat et l'Empire. Après leur confiscation, les biens des ordres ecclésiastiques et des nobles émigrés sont mis en possession de l'Etat et transférés aux communes. Ceux qui ne peuvent être attribués à un service public sont vendus aux particuliers. Une commission cantonale est chargée d'en faire l'inventaire. Au Taillan, Charles de Lavie est considéré en fuite et doit obtenir un certificat de résidence justifiant de sa présence. C'est son fils Arnaud qui intervient auprès de certains habitants de Blanquefort pour les faire attester, auprès des officiers municipaux, qu'il réside bien en permanence au Taillan et qu'il est un bon citoyen. Le certificat est établi le 15 vendémiaire an VI.

À l'Assemblée nationale constituante, succède le 1er octobre 1791, en vertu de la constitution de 1791, l'Assemblée législative qui se montre hostile à la royauté. Cette assemblée voit la naissance d'un grand parti appelé « la Gironde », parce qu'il a pour chefs des députés girondins, tel que Vergniaud, Guadet, Gensonné, Isnard, Brissot, Barbaron, Petion, Valazé.

Le 10 août 1792, l'Assemblée, auprès de laquelle Louis XVI s'est réfugié suite aux accusations de traître à la nation, convoque la Convention. Le 21 septembre 1792, celle-ci ouvre ses séances. C'est une assemblée souveraine divisée en deux partis. Il y a d'un côté les « Girondins » classés comme modérés, de l'autre les « Montagnards » qualifiés d'exaltés. La mort de Louis XVI, le 21 janvier 1793, détermine la formation d'une première coalition des puissances européennes contre la France. En même temps, la guerre civile éclate dans le pays. Les passions étant de plus en plus excitées, les modérés Girondins sont accusés de traîtres à la Patrie, proscrits et arrêtés. Pour faire face à cette situation la Convention recourt aux mesures extrêmes et règne par la terreur. Le département de la Gironde et Bordeaux en particulier s'insurgent contre la Convention. Par sanction contre les Girondins, la convention remplace le nom du département de Gironde par celui du Bec d'Ambès. Il faudra attendre la loi du 25 germinal an III, pour que le département retrouve son nom d'origine. Afin d'y rétablir l'ordre, des commissaires sont envoyés à Bordeaux et un tribunal révolutionnaire qui prend le nom de Commission militaire, est mis en place, avec pour président un nommé Lacombe, instituteur toulousain, qui est un véritable criminel. On peut lire sur des comptes rendus de l'époque, concernant Lacombe : « La Commission militaire devint un véritable tribunal de rapine et de sang. Il vendit la justice, il accumula les trésors par d'abominables extorsions, il mit à prix la vie et la mort des citoyens. Il était à la fois l'accusateur, le rapporteur du procès et le juge et souvent la partie de celui qu'il condamnait. Inutilement, l'accusé voulait prouver son innocence, il était contraint de garder le silence. « Le tribunal est fixé sur ton compte », lui disait le juge féroce. Et il envoyait froidement sa victime à la mort ».

De riches propriétaires du Taillan passent entre ses mains : Arnaud de Lavie, arrêté le 17 septembre 1793, est acquitté le 14 mars 1794. Le banquier Abraham Peixotto, arrêté dans la nuit du 29 au 30 novembre 1793, ne doit son salut que grâce au versement d'une amende de 1 200 000 livres. La terreur à Bordeaux se termine par l'exécution de celui qui a envoyé un grand nombre de Girondins à l'échafaud... le président Lacombe !

La guillotine dressée place Dauphine (actuellement place Gambetta) à Bordeaux, est démontée le 14 août 1794.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p.82-85.

Le blason du Taillan blason

Le blason de la ville du Taillan-Médoc a été créé en 1996 par M. Pierre-Jean Rodriguez, peintre, à l'initiative de Mme Pauline Picot, maire-adjoint délégué à la culture.

De gueule, à la barre tiercé de sinople, d'or et de pourpre, accostée d'une porte d'argent à dextre et d'une plume d'oie sur un livre ouvert, au naturel, à senestre.

                                    Timbre de trois portes d'argent.

Champ, gueule de couleur magenta rouge, couleur de l'Aquitaine.blason1

La barre transversale supérieure, de couleur sinople (vert), symbolise la forêt.

La barre centrale, de couleur or riche, symbolise la route des vins.

La barre inférieure, de couleur violet, cobalt foncé, symbolise la vigne.

La porte, argent, symbolise la porte du Médoc.

Le livre ouvert et la plume d'oie, de couleur « naturel » symbolisent les écrivains célèbres qui ont vécu au Taillan, sans doute par référence à Étienne de La Boétie, décédé à Germignan sur la commune du Taillan-Médoc et l’arcade est un hommage au bâti communal.

L'ensemble est surmonté de trois portes argent, symbole de ville ouverte.

Le Taillan-Médoc, hier, aujourd’hui, Point Info du Taillan, 2 000, p. 4.

Situation géographique 

La commune du Taillan, avec 1512 hectares et 7972 habitants au dernier recensement, fait partie depuis 1968 de la Communauté Urbaine de Bordeaux (C.U.B.) qui compte 27 communes. Située à 13 kilomètres de Bordeaux, sur la route départementale n°1, conduisant au Verdon ; elle est délimitée par Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Le Pian, Blanquefort, Eysines et Le Haillan. Elle s’étend sur une grande plaine sablonneuse, qui s’élève peu à peu des bords de la jalle, dont l’altitude est de l’ordre de 12 mètres, jusqu’aux points les plus hauts, 37 mètres dans les « Communaux » et 39 mètres à Lagorce.

Le sol est formé essentiellement de sable et de graviers, avec quelques parties argileuses qui affleurent par endroit. Le sous-sol est calcaire et contient des sédiments marins ; les terres de nature graveleuses sont propices à la culture de la vigne qui a été la principale activité agraire jusqu’à la fin du XIXe siècle (300 hectares en 1860). Dans ses « Variétés Bordelaises », l’abbé Baurein, en 1784, décrit la nature du sol et des cultures de la paroisse : « Le terroir du Taillan est en partie terre grasse, partie en grave, partie en sable, et quelque peu en marais, et une partie considérable en lande. Il croît dans le Taillan une assez grande quantité de bois taillis. La principale culture de cette paroisse sont les vignes … ».

Le Taillan est la limite séparant le Haut-Médoc de la région des Graves. À côté de la culture de la vigne, se pratiquaient également, des cultures ancestrales comme le seigle, le millet, le chanvre. Sur les « Communaux », les paysans avaient la possibilité de faire paître les troupeaux de vaches et moutons. La commune possède une très belle forêt domaniale de 150 hectares faisant partie avec d’autres espaces boisés, du poumon vert de l’agglomération bordelaise. À la fin du XIXe siècle, elle constituait une source importante de revenus et le poste le plus élevé des recettes du budget. Outre la fourniture de bois d’œuvre, elle produisait de la résine, des échalas et lattes pour la vigne, du bois de chauffage, procurant du travail à plusieurs générations de bouviers, muletiers, résiniers et bûcherons. Les délibérations du conseil municipal de cette époque font état de toutes ces activités rémunératrices.

Relativement stable jusqu’à la première moitié du XXe siècle, la population du Taillan est en augmentation constante sur les dernières décennies.

De 1947 à 1990, elle a été multipliée par 6. Elle se répartit dans différents quartiers, autrefois appelés villages : Germignan, Le Bourg, Hontane, le Lout, Lagorce, La Belgique (ancienne Allemagne et plus anciennement La Lomagne).

De par son passé, le Taillan a toujours appartenu à la région médocaine dont il est la véritable porte. Au XVIIIe siècle, la paroisse dépendait de l’Archiprêtré de Moulis. Depuis que le Médoc est habité, et que Bordeaux existe, les hommes, pour communiquer et commercer ont éprouvé le besoin de se déplacer. Ainsi, par sa situation géographique, Le Taillan a toujours été le lieu de franchissement de la jalle, sur le trajet de Bordeaux à la pointe du Médoc. Les Romains construisirent la première route en dur nommée « grande lébade ou levade ». Plus tard, la route royale que M. de Tourny intendant de Bordeaux fit tracer, emprunta un itinéraire presque identique.

Pour des raisons liées au commerce du vin, la municipalité ajouta en 1925, le terme « Médoc » à celui du Taillan. Initialement, la commune était intégrée au canton de Blanquefort. En 1982, Saint-Médard-en-Jalles devint chef-lieu de canton et Le Taillan-Médoc lui fut rattaché administrativement. La fête patronale a lieu le 13 janvier, jour de la Saint Hilaire, patron de la paroisse depuis le XIe siècle.

Cet article est tiré du site de l’association point Info du Taillan.

L’eau 

Dans nos communes de l’entrée du Médoc, l’eau est un élément indispensable à la vie et à l’organisation humaine. Chaque commune est traversée d’ouest en est par des cours d’eau aux multiples noms ; des jalles plus ou moins importantes, des ruisseaux, des estey, des crastes et des berles, qui mènent à la Garonne. Les zones humides des palus alternent avec les marais des vallées des Jalles.

La jalle : est le nom commun gascon pour désigner un cours d'eau dans le médoc.
Le mot générique qui semble propre à la région pour désigner un cours d’eau d’une certaine importance est « jalle » sur lequel se sont formés de nombreux lieux-dits dès 1298 (« devert la Jale »), « entre deux Jalles » (1688), « la Jalle de Plassan » (1542) ou « la Jalle de Saulesse » (1542). Le nom déformé a vraisemblablement formé « Geles », dans le « Bois de Geles ». Le mot « jalle » peut venir du pré-indo-européen « cale, care ».
Texte issu d’Anne Cavignac, Les noms de lieux du canton de Blanquefort, 1968, 3 tomes. (longue explication des transformations du mot jalle p. 105-120).

Une craste : nom qui vient du gascon crasta, issu du latin castrum désigne, dans les Landes de Gascogne un fossé de drainage, généralement creusé dans le sable, aménagé pour assainir la Lande humide. En usage depuis des siècles, la craste se généralise au milieu du XIXe siècle afin de faciliter l’écoulement des eaux et rendre possible la mise en culture du pin maritime. Le terme est passé dans le vocabulaire régional courant.
Source Wikipedia

Une berle : nom gascon très répandu, désigne en forêt un vieux fossé.

Un estey : Sur les rives de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne, sur la côte du Bassin d’Arcachon, des cours d’eau se jettent en formant des esteys.
Ces esteys sont soumis au régime des marées, ils ont longtemps abrité de petits ports utilisés par les bateliers et les pêcheurs. Avec la disparition de la batellerie, ils ne sont plus fréquentés que par les pêcheurs et les plaisanciers.
Ce terme est à rapprocher de celui d’étier ou d’estier, le canal qui alimente les marais salants ou qui relie un lac et une rivière.
Pour certains auteurs, au nord de Bordeaux sur la rive gauche de la Garonne puis de la Gironde, ce terme n’est plus employé. Un examen attentif des cartes actuelles ou anciennes permet de démentir cette théorie.
Il y a d’abord l’Estey Crebat, exutoire des marais de Bordeaux entre Bacalan et la Jalle de Blanquefort que d’aucuns considèrent comme l’estuaire du Limancet.
Plus au nord, le plan cadastral de Pauillac (1825) nous livre les noms des esteys du Gart, de Padarnac, de la Verrerie et de Saint Lambert.
Entre Saint-Estèphe et Saint-Seurin de Cadourne on trouve l’Estey d’Un.
Admettons donc que le terme est plus fréquent en amont de Bordeaux, mais reconnaissons qu’il est également utilisé au nord.
Texte de Michel Baron

Ensemble des conditions météorologiques d'une région, d'un lieu.

Introduction à la géographie humaine 

Nous proposons l’étude du déroulement de la vie à travers le changement de l’espace, comment nos ancêtres ont structuré leur village en tenant compte des réalités géographiques dans lesquelles ils vivaient dans les rubriques suivantes :
- le peuplement,
- la démographie et les recensements,
- la toponymie,
- la voirie,
- les transports,                                                                                                                                                                                                                                                                           - l’économie.
« La géographie humaine est l'étude spatiale des activités humaines à la surface du globe, donc l'étude de l'écoumène, c'est-à-dire des régions habitées par l'homme.
Cette branche de la géographie est donc par définition une science humaine.
Ses domaines sont très variés et font appel aussi bien à la démographie, à la sociologie, à l'économie, à l'histoire, au droit ou encore à la politique.

La géographie humaine comprend elle-même de nombreuses spécialités :
- la géographie de la population
- la géographie rurale
- la géographie urbaine
- la géographie sociale
- la géographie économique
- la géographie des transports
- la géographie politique
- la géographie culturelle
- la géographie religieuse ».

Les autres rubriques seront abordées dans le chapitre de la population : vie culturelle, vie politique, vie religieuse, loisirs, la langue.

Le peuplement

Comment nos ancêtres ont structuré leur village en tenant compte des réalités géographiques et des évolutions politiques dans lesquelles ils vivaient.

La toponymie (du grec tópos, τόπος, lieu et ónoma, ὄνομα, nom) est la science qui étudie les noms de lieux, ou toponymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle est l'une des deux branches principales de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique.

Outre l'étude des noms de lieux habités (villes, bourgs, villages, hameaux et écarts) ou non habités (lieux-dits), la toponymie étudie également les noms liés au relief (oronymes), aux cours d'eaux (hydronymes), aux voies de communication (odonymes ou hodonymes).

La voirie désigne à la fois l'ensemble des voies de circulation (le réseau routier : routescheminsrues, etc.) et la nature et la structure de ces voies (voie unique, 2 x 2 voies, etc.).

Les types de voies  

Le boulevard : large voie faisant le tour d’une ville (sur l’emplacement des anciens remparts), généralement plantée d’arbres (1803 bolevers « ouvrage de madriers », puis « remparts » avant 1365 ; du moyen néerlandais bolwerc).
L’avenue : large voie urbaine, plantée d’arbres proche du boulevard (1549, forme verbale de : avenir, « arriver »), l’équivalent de la fameuse « perspective » des Russes.
Le cours : du latin cursus, action de courir, voyage. Au XVIIe siècle, influence de l’italien corso : longue et large avenue servant de promenade. On en trouve à Bordeaux et au Bouscat.
La place : lieu public, espace découvert, généralement entouré de constructions (1080 « endroit » latin populaire platea) place d’une ville grecque agora, d’une ville latine forum. La place publique : en public, aux yeux de tous. Elle est souvent proche de l’église et servait aussi de marché.
La rue : voie bordée de maisons, au moins en partie, dans une agglomération (1080 latin ruga ride). Une petite rue devient le diminutif : ruelle.
La route : voie de communication terrestre aménagée, plus importante que le chemin, située, hors d’une agglomération ou reliant une agglomération à une autre (XIIe siècle latin médiéval rupta, ellipse de via rupta, latin classique rumpere viam « ouvrir un passage »).
La voie : espace à parcourir pour aller quelque part, cet espace lorsqu’il est tracé et aménagé (XIe siécle du latin via, voie).
Le chemin : voie qui permet d’aller d’un lieu à un autre (1080 latin populaire camminus, mot gaulois).
Le square : mot anglais, proprement « carré » (de l’ancien français esquarre cf. équerre), utilisé au milieu du XIXe siècle, désigne un petit jardin public, généralement entouré d’une grille et aménagé au milieu d’une place.
L’impasse : petite rue qui n’a pas d’issue (1761 de « in » (privatif) et passer : on ne passe pas !).
Le rond-point : (roont-point « demi-cercle » en 1375 de rond et point « lieu, emplacement » : place circulaire (1831) d’où rayonnent plusieurs avenues, extension du carrefour vers lequel convergent plusieurs allées dans une forêt ou un jardin (1708).
Le quai : 1311, mot normand et picard, dérivé du latin dès 1167, du gaulois caio « enceinte » : voie publique aménagée entre les maisons et un cours d’eau, sur la levée de terre, soutenue par un mur de maçonnerie. Les quais sont connus à Bordeaux et à Paris, mais Parempuyre en possède un sur la Garonne, ce que Blanquefort n’a pas osé à ce jour...

La première ressource de la commune, c’est sa terre que les hommes cultivent depuis des siècles, les céréales, les prairies où l’on élève vaches et chevaux, la vigne aussi, les jardins pour les légumes, les marais… Nous regarderons les artisans et commerçants, mais aujourd’hui, l’industrie contemporaine a donné un tout autre aspect à la commune.

La langue parlée durant plusieurs siècles a été une langue gasconne.

Cette langue que certains de nos concitoyens réapprennent à parler aujourd’hui a fortement marqué les relations familiales et humaines et même le territoire puisqu’aujourd’hui un bon nombre de toponymes sont nettement d’origine gasconne. Cette langue est caractérisée entre autres par son vocabulaire, ses tournures et originalités grammaticales, elle a en particulier fleuri dans les chaffres locaux, elle a son accent, sa verdeur, son humour (ah ! les histoires gasconnes !). Aujourd’hui, encore, elle divise les habitants dans la façon de prononcer plusieurs lieux-dits.

La démographie est l'étude statistiques des populations humaines, de leur état , de leur mouvement ainsi que des facteurs (biologiques, socio-culturels,…) agissant sur ces caractéristiques.

Voici présentées des personnes qui ont compté dans la vie de la commune du Taillan-Médoc.

Le patrimoine de la commune est particulièrement riche, en particulier de par sa proximité avec la ville de Bordeaux, dont la plupart des grandes familles avaient une maison d’été dans la ceinture verte des environs. Seront présents dans cette partie : les châteaux, belles demeures, domaines, villas, les maisons typiques, les moulins, les lavoirs, les parcs, ...
NB : les églises et cimetières figurent dans Population / Vie religieuse, les écoles dans Population / Etablissements scolaires, les puits dans Géo physique / Eau.

PLU

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est le principal document de planification au niveau communal, il remplace le plan d'occupation des sols (POS) depuis la loi relative à la solidarité et au renouvellement du 13 décémbre 200, dite "loi SRU".

C'est un outil de planification, mais aussi un document d’urbanisme réglementaire qui régit notamment les règles de constructibilité et d’usage des sols ; c’est le document qui sert, par exemple, à instruire les permis de construire.

Il est dit « PLU3.1 » car, depuis une loi du 12 juillet 2010, il peut inclure également le Programme local de l’habitat (PLH) et le Plan des déplacements urbains (PDU). 

Aussi, englobe-t-il dans une même vision l’habitat, les transports, l’environnement et le traitement des espaces publics, le développement économique, mais aussi la préservation des paysages ou encore l’aménagement des secteurs à renouveler ou à protéger.

Le PLU en vigueur a été approuvé par le conseil de Bordeaux Métropole le 16 décembre 2016 et est devenu opposable le 24 février 2017.

Au cours du 19e siècle, les riches Bordelais, propriétaires de domaines aux environs de Bordeaux, rivalisaient entre eux. Ils avaient des vignes qui leur rapportaient de bons revenus, ils vivaient l’été dans leurs « résidences secondaires » et cherchaient par l’originalité de leurs aménagements à marquer les esprits de leurs visiteurs. Parmi ces marqueurs sociaux, on retrouve la grandeur et la beauté de la demeure, la majesté du portail, le vivier si un cours d’eau est proche, parfois une vacherie, une serre, un jardin et sans doute le plus impressionnant un parc constitué d’essences rares et exotiques.

Bâti

Dans cette catégorie figureront des châteaux, des domaines et autre bâtiment remarquable de la commune.