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Historique de l’évolution du canton de Blanquefort 

1790 : la création des cantons en France date de 1790 : le canton de Blanquefort est alors composé de 8 communes : Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles, Eyzines, Le Taillan, Saint-Aubin, Parempuyre, Bruges et Le Bouscat (Eyzines est écrit ainsi en 1790).

Il voisine avec celui de Macau, qui regroupait 7 communes : Ludon, Arsac, Labarde, Cantenac, Margaux, Soussans, Le Pian et Macau.

1790

1801 : le canton de Blanquefort est composé de 9 communes : Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles, Eysines, Le Taillan, Saint-Aubin, Parempuyre, Le Pian, Ludon, Macau. En effet, une modification des cantons entraine les changements suivants : Macau, chef-lieu de canton depuis 1790, est rattaché en 1801 au canton de Blanquefort ainsi que Ludon (qui deviendra Ludon-Médoc en 1931), et également le Pian (qui deviendra Le Pian-Médoc en 1956). Bruges et le Bouscat constituent le canton de Bordeaux 1. Le Taillan devient Le Taillan-Médoc en 1925 et Saint-Aubin devient Saint-Aubin-de-Médoc en 1932.

1867 : le canton de Blanquefort est composé de 10 communes à partir de 1867, quand Eysines perd une partie de son territoire pour la création de la commune du Haillan.

1867

1982 : Blanquefort, chef-lieu de canton, passe à 6 communes : Blanquefort, Eysines, Parempuyre, Le Pian, Ludon et Macau. Saint-Médard-en-Jalles, promu chef-lieu de canton, comprend 4 communes : Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Le Taillan et Saint-Aubin-de-Médoc. Le 15 janvier 1982 (décret n°82-29), pour un meilleur équilibre démographique, création du canton de Saint-Médard-en-Jalles par éclatement du canton de Blanquefort ; auparavant, la commune de Saint-Médard avait absorbé Saint-Aubin-de-Médoc en 1810 et l’avait cédé en 1817.

1982

2014 : la création du nouveau canton « Portes du Médoc ». En 2015, le Conseil général devient le Conseil départemental, en vertu de la loi du 17 mai 2013, et par décret du 20 février 2014, la carte des cantons de la Gironde a été modifiée ainsi pour une répartition démographique plus équilibrée; Le nouveau canton Les Portes du Médoc s’étend sur un territoire presque similaire (Blanquefort, Eysines, Parempuyre, Le Pian-Médoc et Ludon-Médoc) à l’exception de la commune de Macau. Blanquefort perd son titre de chef-lieu de canton au profit d’Eysines dont la population est devenue plus importante, mais par respect pour ce vénérable chef-lieu de 1790, on créera un nouveau nom d’inspiration géographique : les Portes du Médoc.

2014

- Le canton n° 25 (Les Portes du Médoc) comprend les 5 communes suivantes : Blanquefort, Eysines, Ludon-Médoc, Parempuyre, Le Pian-Médoc. Le bureau centralisateur de ce canton est celui de la commune d'Eysines.

- Le canton n° 18 (Mérignac-1) comprend : 1° La commune du Haillan ; 2° Une partie de la commune de Mérignac.

- Le canton n° 28 (Saint-Médard-en-Jalles) comprend les 3 communes suivantes : Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Le Taillan-Médoc.

- Le canton n° 30 (Le Sud-Médoc-Lacanau) comprend 23 communes dont Macau.

- Le canton n° 7 (Le Bouscat) comprend les communes de Bruges et du Bouscat. Rappelons que le canton du Bouscat a été créé en 1793, en se séparant du canton de Blanquefort dont il faisait partie à la création des cantons en 1790, puis il fut rattaché en 1801 à Bordeaux 1 avant de redevenir canton en 1973, en regroupant les communes du Bouscat et de Bruges qui faisaient auparavant partie du canton de Bordeaux-1.

1790-2014 : saluons cette longue période de 224 ans de Blanquefort, chef-lieu, et vivent les « portes du Médoc », les bien-nommées !

L’ancien canton de Blanquefort a compris au cours de son histoire 12 communes en tout, avec les variations de chiffre suivantes : 8 (1790) – 9 (1801) – 10 (1867) – 6 (1982) et 5 (2014) ; et ces 12 communes sont aujourd’hui réparties sur 5 cantons, l’augmentation régulière de la population des environs de Bordeaux expliquant ces redistributions administratives : les Portes du Médoc, Mérignac, Le Bouscat, Saint-Médard-en-Jalles et Sud-Médoc.

En 1999, le canton de Blanquefort est peuplé de 50 511 habitants (14 534 en 1962) sur 13 590 hectares avec une densité de 371 hab./km² : il comprend les communes de : Blanquefort 13 901 - Eysines 18 407 - Ludon-Médoc 3 327 - Macau 2 890 - Parempuyre 6 613 - Le Pian-Médoc 5 373 habitants.

En 1999, le canton de Saint-Médard-en Jalles est peuplé de 46 574 habitants (10 676 en 1962) sur 14 442 hectares, densité 322 hab/km², il comprend les communes de Saint-Médard-en-Jalles 25 566 - Le Taillan-Médoc 7 885 habitants - Le Haillan 8 133 - Saint-Aubin-de-Médoc 4 990.

En 1936, le canton unique avec ses 10 communes comprenait 17 562 habitants, 19 567 en 1946, il passe à 25 210 en 1962 et à 97 085 en 1999, il a été partagé le 15 janvier 1982.

Voir les articles sur la démographie dans le canton et sur les recensements.

Henri Bret.

BLANQUEFORT en 1939 à la façon d’une carte d’identité :

Nom : BLANQUEFORT • étymologie : blancafortis, "le fort blanc", XIe siècle (construction faite de pierres blanches, par opposition aux édifices antérieurs, faits de bois qui noircissait avec le temps).                                                                                                       

Née le : probablement entre 1 800 et 750 ans avant Jésus-Christ. • origine : protohistoire, âge du bronze.

Taille : 8 kilomètres d'ouest en est, 5 kilomètres du nord au sud. • superficie : 3 302 hectares. • altitude moyenne du centre-bourg : 26 mètres ; point le plus bas de la commune : 2 mètres à Grattequina en bord de Garonne ; point le plus haut : 39 mètres à la limite sud-ouest du domaine de Breillan.

Signes particuliers en 2009 : population proche de 15 000 habitants.

• Blanquefort « fait partie de la Communauté Urbaine de Bordeaux (C.U.B.) qui a été fondée le ler janvier 1968 (avec celles de Lille, Lyon et Strasbourg) et qui regroupe vingt-sept communes : Ambarès et Lagrave, Ambès, Artigues-près-Bor­deaux, Bassens, Bègles, Blanquefort, Bordeaux, Bouliac, Bruges, Carbon-Blanc, Cenon, Eysines, Floirac, Gradignan, Le Bouscat, Le Haillan, Le Taillan-Médoc, Lormont, Mérignac, Parempuyre, Pessac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Louis-de-Montferrand, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Vincent-de-Paul, Talence, Villenave d'Ornon ».

• Blanquefort : chef-lieu de canton pour les communes d’Eysines, Ludon-Médoc, Macau, Parempuyre, Le Pian-Médoc.

• 5 exploitations viti-vinicoles, toutes classées "Haut Médoc cru bourgeois" : Dillon (Lycée Agricole) avec 34 ha, Saint-Ahon (Mme la comtesse de Colbert) avec 24 ha, Grand-Clapeau-Olivier (M. Baudinière) avec 16 ha, Magnol (société Barton & Guestier) avec 15,5 ha, Dasvin-Bel-Air avec 17 ha (famille Tessandier, à Macau).

Domicile : en Médoc, département de la Gironde, région Aquitaine, pays de France, Communauté Européenne.
Texte d'Alain Tridant, Une histoire de 3 000 ans, Publications du G.A.H.BLE, 1988, p. 37 ; mise à jour en 2004 et 2009.

« La commune de Blanquefort occupe une superficie de 3 372 hectares. Le village garde une population d’environ 2 000 âmes du Moyen-âge au 20e siècle et sa richesse vient de la vigne et des artisanats annexes.

Nombreux sont les bourgeois bordelais qui bâtissent à Blanquefort une résidence de campagne et l’entourent de vignes.

L’assèchement des marais au 18e siècle augmente la surface cultivable et d’élevage, tout en rendant l’environnement plus salubre. Les maladies de la vigne réduisent l’activité traditionnelle et dès 1962, une zone industrielle est créée, permettant un nouvel essor de la ville.

De 2 600 habitants en 1940, Blanquefort atteint les 15 000 habitants à la fin du 20e siècle ». Texte d'Henri Bret.

carteign

 

Bruges 

 

On retrouve dans le toponyme la racine gauloise brucos, bruyère, ce qui indique que s’étendait là autrefois une lande inculte. Celle-ci fut ensuite défrichée pour laisser la place à des champs et à un village de cultivateurs. La cité s’appelait broja à l’époque féodale. Entre le 11e et le 13e siècle, les seigneurs et abbés poussèrent les paysans à défricher afin d’augmenter la production agricole, pour correspondre à une poussée démographique exceptionnelle, due à l’apparition d’un climat plus doux et au perfectionnement des techniques agricoles qui accrut le rendement. La population doubla en trois siècles, ce qui rendit nécessaire la création de nouvelles terres cultivables, d’où de nombreux défrichements.

Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages en Gironde, Éditions Bordessoules, 2001.

 

Bruges : 14 200 habitants (Brugeais), 1 422 ha, commune de la Gironde dans le canton du Bouscat, en banlieue nord de Bordeaux, dans l’ancienne zone maraîchère sur des terres qui furent poldérisées. Elle englobe la moitié occidentale du lac de Bordeaux, sur la rive duquel sont un club d’aviron et un club de voile, une maison du Bâtiment et des travaux publics et les bureaux de la Saunab (Société d’aménagement urbain du Nord de l’agglomération bordelaise), polyclinique Jean Villar (Aquitaine Santé, 200 sal., 133 lits), centre d’IRM et rééducation (la Tour de Gassies au nord-ouest), maison de retraite des Jardins d'Aliénor (60 sal.); centre d'apprentissage.

L'habitat est dense dans la partie sud-ouest de la commune, que traverse la rocade de Bordeaux dotée de deux échangeurs, plus récent et espacé autour du lac (le Tasta, Béquigneaux). Au sud-est sont le château Ausone, le grand cimetière nord de Bordeaux et le parc d’activités de Chavailles. Une réserve naturelle de 262 ha a été ménagée dans la plaine de la Jalle. La ville avait 3 400 hab. en 1946, 7 600 en 1975 et sa population aurait augmenté de 3 500 hab. de 1999 à 2008, donc d'un tiers. La gauche a gagné les élections de novembre 2010 ; le maire est Brigitte Terraza, directrice d'hôpital, socialiste.

La fonction productive se limite à peu près à une vénérable corderie (Sainte-Germaine, 50 sal.), héritière d’une ancienne manufacture royale pour la marine, dont les bâtiments sont protégés, et à une fabrique de cartes électroniques Andrew ex-Telia (60 sal.). L’activité est très marquée par la grande gare de fret avec marché-gare national et plate-forme logistique formant au nord de la commune un Centre international de fret, qui accueille de nombreux transporteurs et manutentionnaires comme SDV Logistique (2 700 sal.), Calberson (190 sal.), Dachser (95 sal.), Gironde-Express (80 sal.), Balguerie (80 sal.), Hillebrand (75 sal., allemand), Gras Savoye (55 sal.), Jungheinrich (50 sal.), Manutran (50 sal.), Plet (50 sal.), Shenker Stinnes (50 sal.), Fabre (45 sal.), Adam (40 sal.), Bourgey-Montreuil (40 sal.), Ducamin (40 sal.), Gefco (40 sal.), Valade (40 sal.), Vincent (40 sal.), Heppner (35 sal.).

Les activités tertiaires dominent ainsi, avec dans le commerce un hypermarché Leclerc (160 sal.),un magasin Darty (35 sal.), des négoces de médicaments (Alliance Santé, 70 sal.), de fournitures de bureau JDC (45 sal.), Fiducial Bureautique (35 sal.) et ABI (35 sal.); dans les services: informatique Aquitem (100 sal.), Cis-Valley (95 sal.), IS Systèmes (55 sal.), Alienor (30 sal.); assurances Gras Savoye (90 sal.), MMA '50 sal.); comptabilité Fiduciaire Aquitaine (40 sal.); fourniture de chaleur Dalkia (220 sal.), réseaux électriques Santerne (60 sal.), réseaux d'eau et de gaz Proxiserve (70 sal.), installations thermiques So Di Chauf (30 sal.), réseaux de fluides Dubreuilh (30 sal.), ingénierie Geotec (30 sal.), forages Soltenic (40 sal.); restauration collective Sodexo (50 sal.); constructions Delta (100 sal.); nettoyage ISS Abilis (520 sal.); publicité Clear Channel (50 sal.); et plusieurs garages.

Présentation de la commune de Bruges sur le site :tresordesregions.mgm.fr

Héraldique 

bruges

Écartelé, au premier d'argent à la vache contournée de gueules, au deuxième de gueules aux trois grappes de raisin accolées tigées et feuillées d'argent, au troisième de gueules aux trois annelets d'argent, au quatrième d'azur aux trois vanneaux d'argent rangés en barre ; sur le tout, un écusson en losange d'or à la clef renversée d'argent, panneton à senestre ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'argent.

Le blason de Bruges : symbole de notre histoire.

Si Bruges est une ville parfaitement en phase avec son temps, dynamique économiquement, créative et ambitieuse, elle n’a cependant jamais renoncé aux traditions qui font son âme, aux valeurs qui font sa force.

           Les 3 fleurs de lys: elles rappellent l’allégeance de Bruges à la couronne royale (la création du blason est antérieure à la Révolution).

           La vache: elle représente les élevages de bovins historiquement localisés dans les marais du nord de Bordeaux.

           La grappe de raisin : elle symbolise le vignoble brugeais situé aux portes du Médoc dont l’exploitation a assuré la prospérité de la commune jusqu'à la seconde moitié du 19ème siècle.

           Les 3 cercles : illustrent les margelles des puits , représentent le mode d’arrosage des cultures maraîchères.

           Les 3 oiseaux : ils font écho à la pratique des chasses traditionnelles sur le territoire brugeais.

           La clé de Sainte Quitterie : la légende rapporte que cette clé détenait le pouvoir de guérir les malades de la rage. Un vitrail de l'église Saint Pierre témoigne de l’attachement des Brugeais à cette légende et a longtemps fait l‘objet de pèlerinages.

   

Eysines 

Il est à peu près certain que la localité a conservé à travers son nom celui d’un riche propriétaire terrien qui possédait là une villa à l’époque gallo-romaine. On ignore en revanche le nom de celui-ci : s’agit-il d’un Romain nommé Asius ou Atius ou bien d’un Germanique appelé Aizo ? Celui-ci serait alors un de ces nombreux barbares que les gouverneurs de province romains encouragèrent à venir défricher et exploiter de nouvelles terres en Gaule vers les 3e- 4e siècles.

Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages en Gironde, Éditions Bordessoules, 2001.

 

Eysines est une commune résidentielle de la banlieue Nord-Ouest de Bordeaux (Gironde) dans le canton de Blanquefort de 19 100 hab. (Eysinais), 1 201 ha.

Son territoire est traversé par la rocade autoroutière A 630 et la N 215 vers le Médoc, et limitée au nord par le cours de la Jalle d’Eysines. Vers l’ouest, grand bois de la Piconerie, avec l’ensemble de sports du Pinsan et un autre au service des handicapés (hôpital, école nationale des handicapés moteurs, centre d’aide par le travail, établissement psycho-social). La commune n’avait que 3 300 hab. en 1946 (5 600 en 1962, 13 000 en 1975).

La majorité municipale est depuis longtemps à gauche. Le maire est Christine Bost, socialiste, également conseillère générale et vice-présidente de la CUB.

La commune a quelques ateliers du groupe Aérospatiale ; un collège et un lycée professionnel publics, un établissement régional d’enseignement adapté, un centre de rééducation et hôpital privé. Les principaux établissements de production sont une cartonnerie Korus (60 sal.) et l'imprimerie Korus éditions (50 sal.), des fabriques de bouchons de liège Amorim (70 sal.), de mécanique Serres (40 sal.), de grillages SBFM (40 sal.), d'étuis métalliques pour gaz Bigata (30 sal.). Dans les commerces, un supermarché U (60 sal.), un Intermarché (40 sal.), Point P (35 sal.), des négoces de matériel agricole Bergerat-Monnoyeur (60 sal.), d'électroménager Dougados (65 sal.), de bureautique Document Concept 33 (30 sal.).

Eysines a aussi d'assez nombreux établissements de service périurbains : ascenseurs Otis (60 sal.); étanchéification Soprema (60 sal.), revêtements Actisol (30 sal.), installations électriques Egep (55 sal.) et thermiques Lecoq (40 sal.), travaux publics Sud-Ouest Pavages (40 sal.); nettoyages Multinet (100 sal.) et Hygitec (30 sal.); gestion immobilière Le Fond du Val (Cléverte-Maisons Nature, 70 sal.), comptabilité Medipharm (30 sal.), informatique Onays (30 sal.) et Everlog (25 sal.), publicité Pages-Jaunes (300 sal.) et Adrexo (100 sal.); distribution d'électricité ERDF (40 sal.); France-Télécom affiche 500 salariés.

Texte issu de www.tresordesregions.mgm.fr et date de 2012-2014.

Depuis La CUB est devenue Bordeaux Métropole, le canton de Blanquefort est devenu canton des Portes du Médoc, le conseil général est devenu conseil départemental.

Description héraldique.


De gueules à la main de justice d’or posée en pal, accostée à dextre de trois croissants d’argent adossés en pairle renversé. A senestre d’une Croix à huit doubles pointes d’argent (Malte). Au chef parti: au premier, d’azur à trois fleurs de lys d’or, au second de gueules au léopard d’or armé et lampassé d’azur, le tout du chef soutenu par une devise ondulée d’argent
L’écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d’or est soutenu à dextre par un sarment de vigne d’or, fruité à trois pièces de pourpre et à senestre par trois plants aboutés d’or de pommes de terre fleuris de dix pièces d’argent au pistil de pourpre Les deux branches croisées en pointe, en sautoir, et liées d’azur.

(Adopté par le conseil municipal dans sa séance du 26 novembre 1960.)

Blason-NB : Autour du blason, le sarment de vigne et les plants de pomme de terre ne figurent pas sur l'image ci-dessus.

Symbolique de la composition.

La main de justice rappelle la Prévôté, dépendant de la Jurade de Bordeaux, dont Eysines a été le siège, sous l’ancien régime.
Les trois croissants, la ville de Bordeaux dont le Maire et les Jurats étaient Seigneurs justiciers de cette prévôté.
La croix de Malte, l’ordre de Saint Jean de Jérusalem, successeur des Templiers, seigneur foncier de bourg du Vigean et de certaines terres voisines
La devise ondulée d’argent symbolise la Jalle, source de fécondité pour la commune.
Le sarment de vigne et les plants de pommes de terre rappellent respectivement la culture prédominante ancienne  et la culture présente, caractéristiques de notre terroir.
L’enseigne au léopard (Angleterre) et la fleur de lys (France) concrétise toute l’histoire de la Guyenne.
La couronne murale est commune à la plupart des blasons.

Le Haillan 

Cette commune constitue l’héritière de l’ancienne Faladianum ou ville Faladii. Le village s’est donc développé à partir du domaine de Faladius, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine (le « h » gascon à l’initiale correspond au « f » français).

Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages en Gironde, Éditions Bordessoules, 2001.

(Le) Haillan est une commune de la banlieue NO de Bordeaux (Gironde), dans le canton de Saint-Médard-en-Jalles.

8 700 hab. (Haillanais), 926 ha.

Cette commune est proche de l’aéroport bordelais à Mérignac, ce qui explique la présence de deux gros établissements, Thales Avionics (ex-Sextant, 880 emplois, 740 M€ de chiffre d'affaires) depuis 1989 et Snecma Propulsion Solide (groupe Safran, 1 200 sal., aérospatiale, moteurs d’Ariane 4 et 5 et missiles M51), depuis 1964. Les autres ateliers sont de petite dimension : Daher Aerospace (40 sal.); papier et impressions Schades (40 sal.), savons et détergents Primalab (90 sal.), médicaments Unither (30 sal.), boulangerie Pons (60 sal.); installations thermiques Général Équipement (50 sal.), constructions Baber 47 (45 sal.), peinture Acos (80 sal.), travaux publics Eiffage (140 sal.); négoces de fournitures d'automation Metso (50 sal.), d'électronique Septam (45 sal.), d'articles médicaux Isis (40 sal.), d’électroménager Dougados (40 sal.); restauration collective Sodexo (50 sal.); transports GBE (Transalliance, 50 sal.), Boueix (50 sal.), Chronodrive (50 sal.), par cars Médoc Évasion (30 sal.).

L’ancien domaine et château de Bel-Air, à l’est du centre-ville, est devenu un centre de loisirs et de sports confié au club de football des Girondins de Bordeaux, avec école de formation et accueil international ; le club, qui y a son siège, occupe 500 salariés. Non loin au sud, collège horticole avec jardins d’essais. La commune ne date que de 1867 ; elle a été créée à partir du territoire d’Eysines, qu’elle borde à l’ouest; elle est traversée par la route de Bordeaux à Lacanau et limitée au nord par la Jalle. Plusieurs zones d’activités se dispersent sur son territoire. Elle avait environ un millier d’habitants dans la première moitié du 20e siècle, puis est passée à 2 000 en 1966, 5 000 en 1980 et continue de croître: elle a gagné 400 hab. de 1999 à 2008 ; un collège public, maison de retraite (la Clairière de Bel Air, 30 sal.).

Texte issu de site  www.tresordesregions.

Pian-Médoc (Le)

Le Pian (Le-Pian-Médoc depuis 1956) est une vaste commune de forme rectangulaire, située au nord-ouest de son chef-lieu, Blanquefort, entre les routes de Pauillac et de Castelnau, couvrant plus de 3 000 hectares et traversée par plusieurs ruisseaux dont la Jalle.

La commune se situe à 16 km de Bordeaux bordée au nord par les communes d’Arsac et Macau, à l’est par Ludon et Parempuyre, au sud par Blanquefort et Le Taillan et à l’ouest par Saint-Aubin-de-Médoc. On y accède soit par la D2, la route des châteaux du Médoc, entre Blanquefort et Macau soit par la grande route de Bordeaux à Castelnau, la D1, l’ancienne voie romaine, au niveau de Louens.

Située en pleine zone du Haut-Médoc, le sol est sablonneux dans la plaine, caillouteux sur quelques croupes. Il produit des pins, des taillis, des landes, de maigres prairies, des vignes.

Les lieux-dits du Pian-Médoc sont Louens, Feydieu, Sénéjac, Auquin, Bernadot et le Poujeau ; il y a aussi quelques hameaux et des maisons isolées ainsi que de belles demeures.

Certains étymologistes font dériver Pian de l'ancien provençal Péa ou Péda, qui désigne un lot de terre impropre à la culture, un lot de terrain à bâtir. Il semble cependant plus raisonnable de voir dans le toponyme une corruption de l'adjectif latin planus (plat), le hameau originel étant bâti sur une surface plane et unie. Le Pian-Médoc serait donc le plat pays !

Source : Origine des noms de villes et de villages en Gironde - Cassagne J.M. et Korsaq m. - éd. Bordessoules 2001.

 

Toponymie

Le nom du Pian est documenté dès le XIIe siècle sous la forme Daupian (1168, cartulaire de Sainte-Croix de Bordeaux). Il s'agit d'un nom de domaine construit avec le suffixe latin -anus et basé sur le nom du propriétaire. Celui-ci est très vraisemblablement Alpius. Le nom de domaine Alpianus donne Aupian en roman. Son initiale au- pouvant être prise pour la préposition au, ce toponyme est très vulnérable aux coupures fautives. On remarque dès le XIIe siècle l'agglutination de la préposition de (d'Aupian devient Daupian). Au XIVe siècle, on croit y voir le groupement gascon dau (= français du) que l'on détache du radical. On parle donc du village « dau Pian », c'est-à-dire « du Pian » dont le nom ne peut être que « Le Pian ». Pourtant une analyse linguistique aurait dû rectifier cette erreur de coupure et restaurer le nom légitime : Aupian.

Cette commune a probablement eu une certaine importance à l'époque gallo-romaine. On a en effet relevé sur le territoire du Pian des restes de la "Levade", voie romaine surélevée (par rapport aux sols marécageux du Médoc) qui conduisait de Bordeaux à Soulac.

Un historien rapporte qu'une charte du 19 septembre 1335 faisait obligation à un certain nombre d'habitants du Pian d'héberger deux fois par an la noble Dame Miramonde de Cailhau, fille de Pierre Cailhau, maire de Bordeaux. L'hébergement était prévu pour une nuit et un jour et pour douze hommes à cheval et autant à pied. Un dîner et un souper devaient être servis où seraient fournis le pain, le vin, les viandes ordinaires (chevreau, cochon salé, poulets...)

Situation géographique

La commune du Pian-Médoc est située dans le département de la Gironde et plus particulièrement dans la région du Médoc voisine de l'agglomération bordelaise (19 km du centre de Bordeaux).

La commune fait partie de la communauté de communes Médoc-Estuaire et du canton de Blanquefort. Elle jouxte les communes de Saint-Aubin-du-Médoc, Le Taillan-Médoc, Blanquefort, Parempuyre et la métropole de Bordeaux.

Par ailleurs, la Commune se trouve au cœur de l'appellation Haut-Médoc, mitoyenne de l'appellation Margaux mondialement connue. Les châteaux Sénéjac, Malleret et Bellegrave du Poujeau constituent les fleurons du patrimoine viticole communal.

Enfin, le troisième élément remarquable de la situation géographique de la commune est l'existence d'un massif forestier de très grande taille qui jalonne l'ensemble de la commune.

La couverture végétale représente 65 % de la superficie de la commune et on note une présence continue d'une trame verte dense faite de bois, landes et terres cultivées.

Cette couverture se poursuit vers la zone littorale et touristique des plages du Médoc. Là aussi, la commune se trouve au carrefour d'un certain nombre de voies de communication qui permettent d'accéder à la zone balnéaire de la Gironde (Lacanau, Hourtin et Soulac notamment).

 

Le Blason

Ecu français moderne du XVIIIe siècle.
   
Coupé mi-parti, au 1 d'argent à une église contournée d'or ouverte de sable,                      
au 2 de sinople à une grappe de raisin de gueules feuillée et sarmentée du même;        
au chef d'or à trois sapins arrachés de sinople, chargés de trois pignes d'or.


La présence de l’église est liée à la fondation de la commune, la grappe de raisin s’explique par la vigne cultivée dans le Haut-Médoc et les pins (plutôt que le sapin) par la présence de ces nombreux arbres dans les landes du Médoc.

blason1

Blason

Le Taillan-Médoc

Le nom du Taillan se rattache vraisemblablement au nom du tilleul, arbre qui poussait à l’état naturel dans la région. Tilleul, du latin tilia, tilius a donné avec le dérivé anum Telhan. Le nom de la paroisse est cité en 1027. Le latin Tilius a donné aussi le Thil.

Anne Cavignac, Les noms de lieux du canton de Blanquefort, École des Chartes, 1968.

(Le) Taillan-Médoc est une commune résidentielle de la banlieue NO de Bordeaux (Gironde) dans le canton de Saint-Médard-en-Jalles, au nord des Jalles d’Eysines et du Taillan et à l’ouest de Blanquefort.

8 900 hab. (Taillanais), 1 516 ha, avec lycée général public, supermarché Carrefour (40 sal.), négoce de vêtements publicitaires Maillet (30 sal.); plusieurs châteaux dont celui de Taillan ou de la Dame Blanche (17e-18e s., 30 ha de vignes) à l'est, de Lagorce (19e s.) au nord-est, Durac (18e s.), mais la commune ne cultive que 35 ha de vignes; ensemble de lotissements bordés par la forêt. La D 1 vers le Verdon traverse la commune du sud au nord, la N 215 passe dans la partie sud-occidentale ; la partie occidentale de la commune est dans les bois.

Le nom était Le Taillan jusqu’en 1925; elle avait alors 1 300 habitants. L’essor est des années 1960 : 2 800 habitants en 1968, 4 000 en 1975 ; la croissance se poursuit et la commune a encore gagné 900 habitants entre 1999 et 2008.
Source : site  www.tresordesregions.fr)

 

 

L'origine du nom de Ludon

L'origine du nom de Ludon est inconnue.

On a essayé de la trouver dans le mot latin « ludere », jouer, en imaginant que les habitants de Burdigala venaient peut-être rechercher à Ludon les distractions de la campagne ?
D'autres placent Ludon au nombre des villes dont le nom contient le suffixe « dun » qui, en celtique, veut dire « sommet », telles que Loudun ou Verdun ?

Toutes les hypothèses sont permises, mais aucune ne nous éclaire sur les origines de Ludon.

Aucun document, aucun vestige du passé ne permet d'établir son existence avant le XIe siècle (à cette époque, on écrit Ludedon).

Il est cependant très vraisemblable que son territoire actuel était déjà habité du temps des Romains, et c'est en étudiant la configuration géographique du pays qu'on peut arriver à obtenir quelques probabilités sur son existence primitive.

Paul Duchesne, La chronique de Ludon en Médoc, Rousseau frères, Bordeaux, 1960, p.17

Saint Aubin 

Ce saint naquit à Vannes dans une noble famille bretonne en l’an 449, il passe pour avoir été un exemple de sainteté et de charité. Aubin vient du latin albinus (blanc).

Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages en Gironde, Éditions Bordessoules, 2001.

Saint-Aubin-de-Médoc 

Cette commune se situe en grande banlieue bordelaise, à 14 km au Nord-Ouest de Bordeaux (Gironde), dans le canton de Saint-Médard-en-Jalles, juste au nord de celle-ci.

La commune changea plusieurs fois de nom pendant la période de la Révolution. Au moment de sa consécration à Saint-Aubin, la langue parlée était une déformation du latin qui, plus tard, deviendrait le gascon. On peut penser que l'agglomération s'appela successivement Sanctus-Albinus, Sanct-Albinus qui évolua en Sainct puis Saint-Aubin. Pendant un certain temps, on ajouta « en Jalès », mais c'est à la Révolution que, ayant commencé à voyager, nos compatriotes constatèrent qu'il existait de nombreux villages du même nom et qu'il fallait trouver quelque chose de plus original. Et c'est là que les fantaisies ont commencé, en même temps que les rattachements à diverses circonscriptions administratives. C'est ainsi qu'on vit Saint-Aubin de Blanquefort doté d'un conseil général et rattaché au département du Bec d' Ambès, puis en l'an II, Aubin tout court, pendant deux mois comme nous l'avons vu. De décembre 1816 à avril 1817, la commune fut rattachée à sa voisine. On les appela « Saint-Médard et Saint-Aubin réunies ». Ensuite, on voit alternativement et sans règle bien définie Saint-Aubin-en-Médoc et Saint-Aubin-de-Médoc, qu'on relève en 1894, mais dont le nom actuel n'est devenu officiel qu'après une délibération du conseil municipal du 7 juin 1931. Et celui qui continue à dire « du-Médoc » le fait à ses risques et périls. 

Texte extrait du livre de René-Pierre Sierra, Chronique de Saint-Aubin-de-Médoc, juin 1995, éditeur mairie de Saint-Aubin-de-Médoc.

Saint-Aubin-de-Médoc en 1975 :

5 950 hab. (Saint-Aubinois), 3 472 ha dont 2 447 de bois.

L'habitat est fait de lotissements dans la forêt landaise, proches de la route de Lacanau, dont ceux du Tronquat, du Maine d'Estève et de Hourton vers le nord-ouest ; un collège public, château de Cujac au nord.

Cette commune était Saint-Aubin avant 1932 et avait alors moins de 400 hab.

Elle est passée de 720 à 2 100 entre 1968 et 1975, puis 4 000 en 1988, et poursuit son essor. Elle a gagné 870 hab. de 1999 à 2008.

Texte issu du site :  www.tresordesregions

Présentation géographique

Saint-Médard-en-Jalles, avec ses 8 527 hectares (2 700 ha de terrain militaire, 1 400 ha de zone urbaine, 4 400 ha de zone rurale et de bois) est la commune la plus étendue de la Communauté urbaine de Bordeaux (C.U.B.). Elle est chef-lieu de canton depuis 1982. Située à 13 kilomètres du centre de Bordeaux, sur la route des plages océanes de Lacanau, du Porge et du Cap-Ferret, elle est délimitée par Saint-Aubin-de-Médoc, Le Taillan-Médoc, Le Haillan, Mérignac, Martignas-sur-Jalles, Le Temple et Salaunes. Sa population actuelle compte 26 000 habitants. Elle n'en comptait que 5 046 en 1920 et 6 995 en 1962. C'est la sixième commune de la Gironde.

La commune s'étend sur une grande plaine sablonneuse.

L’altitude maximale est d'environ 41 mètres vers le milieu du camp de Souges, à l'endroit de la ligne de partage des eaux séparant le versant de la Garonne du versant atlantique. Cette plaine est entaillée d'ouest en est par la Jalle. Celle-ci, étroite dans ses premiers kilomètres, s'élargit considérablement (54 mètres) entre Blanquefort et Bruges. Le sol est en majeure partie formé de sable et de graviers. L’argile apparaît au fond des nombreuses lagunes d'Issac et du Lignan et à Tiran.

Le sous-sol est formé de plusieurs variétés de calcaire. Deux roches dominent : la molasse de Caupian (sable cimenté par du calcaire) riche en fossiles (oursins et pectens) et le calcaire à astéries (étoiles de mer) du Thil, blanc parfois très dur.

Les terrains graveleux sont favorables à la culture de la vigne (350 ha en 1876). Saint-Médard-en-Jalles est la limite séparant le Haut-Médoc de la région des Graves. On y produisait d'excellents vins rouges avec les cépages cabernet-sauvignon, cabernet gris, carmenère, malbec et autres. Ces vins étaient vendus comme « petits médocs » ; quelques-uns étaient classés crus bourgeois. Les dernières vignes ont pratiquement toutes été arrachées. Au cours des siècles passés, on cultivait sur 500 hectares, le seigle, le millet et le chanvre. Il y avait très peu de prairies, beaucoup de « brousteys » (lieux où poussaient des taillis) appréciés par les moutons.

Les prés et les marais nourrissaient un cheptel bovin appartenant à 150 laitiers en 1899. Les cultures maraîchères existaient en bordure de la Jalle sur terrains sablonneux (110 maraîchers). Les bois, utilisés en bois de chauffage, étaient exploités sur plus de 4 500 ha. De nombreux stères étaient acheminés jusqu'à Bordeaux, pour la vente, par les muletiers et les bouviers. La forêt possédait surtout des pins, leur exploitation donnait du travail aux résiniers, aux « galipayres » (ligotiers), aux fagotiers, aux bûcherons... Quelques scieries permettaient aux métiers du bois, menuisiers, charpentiers, tonneliers, sabotiers de s'épanouir. L’acacia était utilisé pour les « carassons » (piquets de vigne) et pour sa fleur qui permettait aux « gardiens d'abeilles » (apiculteurs), nombreux sur notre commune, de fabriquer le miel d'acacia entre autres.

La Jalle, appelée jalle de Blanquefort, descend des landes de Saint-Médard où elle prend sa source à 29 mètres de profondeur à Cap-de-Bos. Dans sa course, elle s'enrichit des eaux de plusieurs ruisseaux pour former l'étang de Bonneau. Elle traversait le moulin de Bonneau aujourd'hui disparu. Grossie de la jalle de Martignas, elle passe sous le moulin de Caupian. Dans la poudrerie, elle baigne les ruines du château Le Castéra (XIVe siècle). Elle continue, fertilisant les jardins maraîchers, glisse sous le Pont-Rouge, alimente le moulin de Gajac, coupe la route départementale D6 Bordeaux-Lacanau. Ses rives sablonneuses permettent l'implantation de lavoirs privés et communaux auxquels de nombreuses blanchisseuses donnent vie. Elle se dirige ensuite vers le moulin du Thil, passe sous le pont de la piste cyclable (ex-pont de chemin de fer construit en 1884, rénové en 1997), longe la station de traitement des eaux de la C.U.B. et quitte Saint-Médard-en-Jalles à Gamarde. Elle traverse Le Haillan, Eysines, Le Taillan-Médoc, Blanquefort, Bruges avant de se jeter dans la Garonne après un parcours d'environ trente kilomètres.

Saint-Médard-en-Jalles au fil du temps. Ville de Saint-Médard-en-Jalles, 1999, 180 pages. Repères historiques par René Daix et Lucien Vergez, p. 5-6.

Origine de Saint-Médard-en-Jalles

La période de prospérité de la fin de l'empire romain, attestée dans notre région par les ruines d'Andernos, ne dépasse pas le Ve siècle, puis jusqu'au Moyen-âge aucun document écrit, aucun monument ne le renseigne sur les destinées de notre pays. On peut supposer que, seul un petit nombre d'habitants resta fixé sur le sol dévasté (par les invasions des Barbares) et qu'à l'époque romaine florissante succédèrent des siècles de misère et de lutte pénible pour l'existence (D. Duval).

On ne sait rien sur l'origine des paroisses rurales. L'époque où elles ont été créées, les autorités qui ont fixé leurs limites dans l'immense désert des landes, tout cela est inconnu. La première mention de Saint-Médard-en-Jalles connue date de l'an 1099. La foi religieuse est alors très grande. Quelques années plus tôt, le pape Urbain II au cours d'un long séjour en France réunit un concile à Clermont-Ferrand où fut décidée la première croisade (1095). L'année suivante, il consacra la cathédrale Saint-André de Bordeaux, non point l'édifice actuel mais celui qui existait antérieurement et dont on voit quelques vestiges du côté de la place Rohan.

En l'an 1099, l'archevêque de Bordeaux, Fort Gosselin, fit donation à l'abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux des églises de Carcans, Sainte-Hélène, Lacanau et d'un territoire qui correspond à celui de la commune actuelle du Taillan. De telles confrontations de ce territoire nous intéressent : l'une « Villam sancti medardi de jales », l'autre « flumen jalle » signifiant : le village de Saint-Médard-de-Jalles, et la rivière de Jalle.

À l'époque gallo-romaine, on appelait villa la maison rurale, la maison des champs. Le plus souvent elle était entourée des habitations des domestiques, des esclaves ou des gens qui vivaient sous la protection du propriétaire. La villa comprenait aussi des dépendances : four, cuvier, chai etc. dans lesquels on mettait à l'abri ou fabriquait tout ce qui était nécessaire à l'existence. C'était donc le noyau d'une agglomération humaine. Plus tard, après la disparition de la villa soit par le temps soit par les guerres, on retrouve le reste de l'agglomération humaine désignée en bas latin sous le nom de villaticum d'où viennent, les substantifs français et patois : village et billatge car le v et le b se remplacent souvent l'un l'autre. L'habitant du villaticum était le villanus d'ou est dérivé le vieux mot français vilain. Ces agglomérations sont devenues nos villages. Les villages d'origine gallo-romaine portent toujours le nom d'un homme. Celui du propriétaire, du protecteur de la villa ou de son constructeur. Tel est le cas de la plupart des villages de notre commune : Gajac, Corbiac, Hastignan, Sérillan, Issac et peut-être Le Lignan. « Ces noms plus durables que des monuments conservent fidèlement le souvenir des anciennes familles gallo-romaines » (Male, revue des Deux mondes 1948, p.609). Si on remarque que la période gallo-romaine s'est prolongée durant cinq siècles, c'est-à-dire le quart de l'existence de notre pays depuis l'ère chrétienne, l'influence profonde romaine est très admissible.

Le village de Saint-Médard porte le nom d'un saint, ce qui prouve que la fondation est postérieure au Ve siècle, époque où le christianisme a pénétré dans notre région. « Il était très rare que l'érection d'une paroisse dans une localité romaine importante fit perdre à cette localité son nom ancien. Saint-Médard, Saint-Hilaire sont des noms chrétiens. Ces paroisses portant ces noms ne doivent pas être considérées comme des paroisses érigées au centre d'une agglomération ancienne importante mais comme des paroisses érigées au moment où se constitue le village auquel elle donnait le nom de leur saint patron, au Moyen-âge, au moment où le village prenait quelque importance. » (Revue historique 1909 p. 225).

Il est impossible de fixer une date même approximative à la fondation du village de Saint-Médard et de son agglomération dénommée le bourg dans les temps modernes. On ne possède pas de renseignements sur les raisons qui ont fait mettre notre église sous le patronage de Saint-Médard. Beaurein écrit que la délimitation de Saint-Médard-en-Jalles « qui est très ancienne lui a été attribuée soit parce que le ruisseau traversait cette paroisse du couchant au levant en y formant diverses sinuosités soit parce que la Jale prend sa source dans cette paroisse... Le mot Jale est celtique... ». Si, comme le conseille Brunhes (Géographie Humaine de la France) on s'appuie sur la forme la plus ancienne de Saint-Médard, « les formes antérieures avant 1 000 étant les plus précieuses parce qu'elles ont à peu près conservé le thème primitif », on peut donner notre explication. En effet, la forme primitive est « Sanctus Medardus de Jalesio » et non « ln Jalesio ». Dans ce cas, « de » indiquait la possession tandis que le « in » marquait l'inclusion. Or, le village de Saint Médard était situé dans la seigneurie de Jalles qui s'étendait du champ de foire actuel jusqu'au fossé bordant Hastignan à l'ouest. On peut donc penser que Saint-Médard-de-Jalle signifie Saint-Médard qui appartient à Jalles.

En 1268, on trouve encore la forme de Jalles et à partir de 1289 ou la forme « in Jalles » fait son apparition, cette dernière subsiste seule. Peut-être la prononciation d'une voyelle suivant une dentale était-elle plus aisée que celle de deux dentales à la suite l'une de l'autre ?

Enfin, la prononciation de Jalles s'est certainement adoucie au cours des siècles. On disait alors « Jallès », vestiges de la prononciation latine : Flumen Jallè (rivière de Jallée). Cette prononciation s'est maintenue dans quelques dénominations encore employées de nos jours : Lou Pas jallès, gué de la Jalle, en aval de Gajac, ou passait le chemin de Saint-Aubin à Bordeaux, Lou Cougniou (à pied) de Jallès, lieu-dit sur la route d'Hastignan au camp de Caupian et près de celui-ci, le lieu-dit Darrey (derrière) Jallès près d'Hastignan. On en trouve des exemples dans plusieurs documents : Pierre « De Gellez » possède la seigneurie de Jallès en 1587, Louis François De Grailly, seigneur de la maison noble de « Jallays » en 1770. On pourrait en citer beaucoup d'autres exemples. M. De Castelanau, géologue ordonné, orthographiait toujours Saint-Médard-en-Janez, mais peu à peu la prononciation française, substituant un e muet, a un à accentué, adoucit la prononciation gallo-romaine que personne n'emploie plus.

Notes du docteur Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l’Ancien Régime et sur la commune de la Révolution au XXème siècle, dossier familial, 1946, 270 pages, p.30-31.