BLANQUEFORT en 1939 à la façon d’une carte d’identité :

Nom : BLANQUEFORT • étymologie : blancafortis, "le fort blanc", XIe siècle (construction faite de pierres blanches, par opposition aux édifices antérieurs, faits de bois qui noircissait avec le temps).                                                                                                       

Née le : probablement entre 1 800 et 750 ans avant Jésus-Christ. • origine : protohistoire, âge du bronze.

Taille : 8 kilomètres d'ouest en est, 5 kilomètres du nord au sud. • superficie : 3 302 hectares. • altitude moyenne du centre-bourg : 26 mètres ; point le plus bas de la commune : 2 mètres à Grattequina en bord de Garonne ; point le plus haut : 39 mètres à la limite sud-ouest du domaine de Breillan.

Signes particuliers en 2009 : population proche de 15 000 habitants.

• Blanquefort « fait partie de la Communauté Urbaine de Bordeaux (C.U.B.) qui a été fondée le ler janvier 1968 (avec celles de Lille, Lyon et Strasbourg) et qui regroupe vingt-sept communes : Ambarès et Lagrave, Ambès, Artigues-près-Bor­deaux, Bassens, Bègles, Blanquefort, Bordeaux, Bouliac, Bruges, Carbon-Blanc, Cenon, Eysines, Floirac, Gradignan, Le Bouscat, Le Haillan, Le Taillan-Médoc, Lormont, Mérignac, Parempuyre, Pessac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Louis-de-Montferrand, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Vincent-de-Paul, Talence, Villenave d'Ornon ».

• Blanquefort : chef-lieu de canton pour les communes d’Eysines, Ludon-Médoc, Macau, Parempuyre, Le Pian-Médoc.

• 5 exploitations viti-vinicoles, toutes classées "Haut Médoc cru bourgeois" : Dillon (Lycée Agricole) avec 34 ha, Saint-Ahon (Mme la comtesse de Colbert) avec 24 ha, Grand-Clapeau-Olivier (M. Baudinière) avec 16 ha, Magnol (société Barton & Guestier) avec 15,5 ha, Dasvin-Bel-Air avec 17 ha (famille Tessandier, à Macau).

Domicile : en Médoc, département de la Gironde, région Aquitaine, pays de France, Communauté Européenne.
Texte d'Alain Tridant, Une histoire de 3 000 ans, Publications du G.A.H.BLE, 1988, p. 37 ; mise à jour en 2004 et 2009.

« La commune de Blanquefort occupe une superficie de 3 372 hectares. Le village garde une population d’environ 2 000 âmes du Moyen-âge au 20e siècle et sa richesse vient de la vigne et des artisanats annexes.

Nombreux sont les bourgeois bordelais qui bâtissent à Blanquefort une résidence de campagne et l’entourent de vignes.

L’assèchement des marais au 18e siècle augmente la surface cultivable et d’élevage, tout en rendant l’environnement plus salubre. Les maladies de la vigne réduisent l’activité traditionnelle et dès 1962, une zone industrielle est créée, permettant un nouvel essor de la ville.

De 2 600 habitants en 1940, Blanquefort atteint les 15 000 habitants à la fin du 20e siècle ». Texte d'Henri Bret.

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Introduction générale à l’histoire 

Le découpage des périodes historiques peut varier d’un pays à l’autre.

Pour la France :

- la Préhistoire qui recoupe les premières occupations humaines avant l’invention de l’écriture.

Après l’invention de l’écriture, c’est l’Histoire qui se divise en 4 périodes :

- l’Antiquité, de l'apparition de l'écriture jusqu'à la mort de Théodose Ier en 395 après J.C ou la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 après J.C ;

- le Moyen Âge entre l’Antiquité et la Renaissance, soit de 395 après J.C ( ou 476 ) jusqu'à la chute de Constantinople par les Turcs en 1453 ou la prise de Grenade et la découverte de l'Amérique en 1492 ;

- l’Histoire Moderne s’étend du XVI au XVIIIe siècle jusqu’à la Révolution française ;

- l’Histoire Contemporaine commence en 1789 et dure jusqu’à nos jours.

Dans la terminologie universelle des historiens – à l'exception des historiens français – l'Époque contemporaine couvre toujours les derniers 75 ans environ avant le présent dans le sens où vivent encore des témoins, des contemporains de ces évènements . La lecture actuelle du mot « contemporain » par les historiens français est au sens où les événements qu'elle couvre ont des conséquences directes sur le monde actuel.

La préhistoire 

Les premières traces d'occupation humaine à Blanquefort remontent à l'époque protohistorique.
À l'âge du Bronze (1500 avant J.-C.) existaient des habitats près de la rivière qui borde la commune au sud, la Jalle de Blanquefort.
Des céramiques ont été retrouvées le long de cette rivière et sur le site de la forteresse médiévale.

Découvertes archéologiques pour les périodes de la Préhistoire 

Voici des extraits d’une thèse universitaire portant sur les rivages de l’estuaire de la Gironde et qui concernent Blanquefort :

I- Néolithique 

Nom du site : Peybois.
Désignation : outils lithiques.
Conditions de la découverte : lors de travaux agricoles dans un champ, en surface, vers 1963.
Présentation sommaire : mise au jour en deux points différents de la même parcelle de deux haches en silex de couleur « sable ». L'une est polie, en assez bon état de conservation, et ne fait pas moins de 200 mm de long. L'autre est taillée, apprêtée pour le polissage. Ces objets semblent isolés.
Datation : Néolithique.
Lieu de conservation : Collection particulière à Blanquefort.

II- Âge du Bronze 

Nom du site : château de Blanquefort.
Désignation : Habitat.
Conditions de la découverte : au cours des chantiers de fouilles dans le château de Blanquefort, à 2 m de profondeur, au contact du substrat rocheux, en 1968 et 1970. Nombreuses visites sur place.
Présentation sommaire : ensemble de tessons de céramique découvert dans les niveaux les plus profonds. Selon les archéologues, ce mobilier ne serait pas en place et appartiendrait à un remblai. Mais la forte proportion de céramique protohistorique dans des niveaux aussi profonds, laisse envisager une occupation de l'âge du Bronze sur ce site, peut-être un habitat, bouleversée (?) lors de la construction du château. Si aucune forme n'a été reconstituée, quelques décors caractéristiques de l'âge du Bronze sont conservés : pastillage, cordons simples ou pincés, etc. Voici ce qu'en dit D. Frugier : « poterie épaisse (5 à 10 mm) au grain épais, de couleur gris brun et dont l'argile, passée à faible cuisson, semble modelée à la main [...] et la décoration est faite de bandes horizontales rapportées ou pincées dans l'épaisseur de l'argile ».
Datation : Bronze moyen.
Lieu de conservation : musée de Blanquefort.

III- Âge du fer 

Nom du site : château de Blanquefort.
Désignation : Habitat (?).
Conditions de la découverte : au cours des chantiers de fouilles dans le château de Blanquefort, à 2 m de profondeur, au contact du substrat rocheux, en 1968 et 1970. Nombreuses visites sur place.
Présentation sommaire : parmi les tessons globalement classés dans la catégorie des « céramiques protohistoriques », quelques fragments semblent appartenir à l'âge du Fer. L'un d'eux « a été identifié comme étant caractéristique de la Tène » mais n'a pas été décrit. Si une occupation de l'âge du Bronze ne fait pas de doute, celle de l'âge du fer est plus discrète. Sa définition, restée confuse, mériterait d'être précisée.
Datation : âge du Fer (La Tène ?).
Lieu de conservation : musée de Blanquefort.

Texte extrait de la thèse universitaire de Doctorat, « Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen Âge », Didier Coquillas, Université Bordeaux III, 2001, tome II-1, pages 123-128.

L’Antiquité 

C'est une des quatre périodes de l’histoire qui court de l'apparition de l'écriture jusqu'à la mort de Théodose Ier en 395 après J.C ou la chute de l'Empire romain d'Occident en 476 après J.C.
Les découvertes archéologiques pour la période de l’Antiquité.
Voici des extraits d’une thèse universitaire portant sur les rivages de l’estuaire de la Gironde et qui concernent Blanquefort :

La période antique 

Dans les murs du château de Blanquefort, avant 1865, Léo Drouyn signalait le remploi de tegulœ noyées dans le mortier. À proximité, furent recueillis un style en bronze et quelques monnaies romaines. Sur les bords de la Jalle, se trouvait un chapiteau en marbre blanc des Pyrénées. M. Durand, selon Léo Drouyn, y avait vu un site romain. F. Jouannet signalait, près du pont (sur le chemin qui conduit de Blanquefort au château), des tuiles romaines et des poteries : Jouannet (F.-V.), 1839, p. 183 ; Album de la Commission des Monuments Historiques de la Gironde, AD Gir. 162 TI, dessin par Monsan (août 1841) ; Drouyn (L.), s. d, 46, p. 635 et 48, p. 244 ; 1865, II, p. 52. En 1967 et 1968, au cours de fouilles dans le château, Alain Tridant découvrait dans des remblais, à l'intérieur de la forteresse, deux monnaies romaines (non décrites) et des tessons de céramique protohistorique (deuxième âge du fer ?) : Tridant (A.), 1971, p. 21, 23, 37-38.
Texte extrait de  « Carte archéologique de la Gaule, pré-inventaire archéologique publié sous la responsabilité de Michel Provost. Page 98 : le canton de Blanquefort dans La Gironde 33/1 par Hubert Sion, avec la collaboration du service Culture et Archéologie du Conseil Général de la Gironde. Diffusion : Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Paris 1994. Canton de Blanquefort (INSEE 06). 42 – Blanquefort (INSEE 056). »
Le site le long de la jalle, au sud de la commune, fut occupé à l'époque romaine puisque des tegulae (tuiles romaines) et des monnaies y ont été mises au jour lors de fouilles.Le bâtiment, dont il ne reste d'autres traces de cette époque, était probablement un poste de garde ou un péage car situé sur la voie romaine reliant Burdigala (Bordeaux) à Noviomagus dans le Médoc.
texte extrait de wikipedia.org/wiki/Blanquefort_(Gironde)

L'Époque gallo-romaine 

Nom du site : château de Blanquefort.
Désignation : construction.
Conditions de la découverte : première mention en 1839, puis régulièrement par la suite sur et autour du site. Chantier de fouilles dans le château entre 1965 et 1970 ; rien ne fut signalé dans les campagnes plus récentes. Nombreuses visites sur place.

Présentation sommaire : les découvertes sont nombreuses mais assez dispersées ou bien souvent mélangées à du matériel médiéval. L'installation du château semble avoir bouleversé ou remployé les matériaux d'un site gallo-romain proche dont la nature nous échappe (habitat, point de relais dans le marais ?).
Les découvertes anciennes font état de mortier, de tuiles à rebords, d'un « grand chapiteau antique de marbre blanc veiné de noir » des Pyrénées, d'un style en bronze et de quelques monnaies romaines non décrites à l'exception d'un « bronze moyen » de Tibère. F.-V. Jouannet précise cependant qu'une certaine concentration de mobilier gallo-romain a pu être observée près du pont qui relie le château à Curegan et Blanquefort : « des tuiles romaines et des poteries » non décrites.
Les fouilles dans le château ont mis au jour quelques tuiles à rebords et deux monnaies romaines mélangées au matériel médiéval. La première est une monnaie en bronze de Constantin Ier frappée à l'atelier d'Arles entre 330 et 335. La seconde semble être aussi à l'effigie de Constantin Ier ou à celle de ses fils ; elle est tout du moins contemporaine de la précédente.
 
Datation : époque gallo-romaine (Haut et Bas Empire sont envisageables à partir des monnaies : Ier et IVe siècles).
Lieu de conservation : ancienne collection Lafon à Blanquefort pour une partie des découvertes anciennes. Musée de Blanquefort pour les monnaies.
Blanquefort. (N° I.N.S.E.E. 33 2 06 056) - Arrondissement : Bordeaux - Diocèse : Bordeaux Archiprêtré : Moulis - Canton : Blanquefort - Commune : Blanquefort - Vocable paroisse : Saint-Martin de Blanquefort.
Texte extrait de la thèse universitaire de Doctorat, « Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen Âge », Didier Coquillas, Université Bordeaux III, 2001, tome II-1, pages 123-128.

La présence romaine 

La présence romaine est elle aussi assurée par les fouilles qui ont révélé de nombreuses tegulae (tuiles romaines plates) dans les fondations de la forteresse ainsi que deux monnaies d'époque romaine.
Il est probable que les Gallo-Romains aient bâti à cet emplacement une modeste construction, péage ou tour de garde, afin de contrôler la voie romaine reliant Bordeaux à Noviomagus, dans le Médoc.
Comme les terres alentour étaient marécageuses, les Romains ont dû surélever la route et le site castral. Ceux-ci étaient alors le seul émergeant de ces marais, grâce à la présence d'un affleurement rocheux naturel formé de mollasse (grès en formation).
Wikipédia comme source.
Ce site [le vieux-château] naturellement défendu par son environnement de marais a de même été utilisé par les Romains dans les premiers siècles de notre ère. Une voie romaine, appelée la Lebade, joignait Bordeaux à Soulac en traversant le Médoc, et l’îlot rocheux permettait sa surveillance économique et militaire. Autre indice de la présence romaine à Blanquefort, la dédicace de l’église paroissiale à Saint-Martin ; il est en effet reconnu en pays bordelais que les églises Saint-Martin soient élevées à l’emplacement d’édifices païens anciennement bâtis dans des domaines agricoles romains.
Extrait du livre : Blanquefort, 3 000 ans d’histoire, Alain Tridant, Les amis du vieux Blanquefort, 1981, p.8.
 

 

Le Haut Moyen Âge 

Le village de Blanquefort existait déjà au Haut Moyen Âge, comme l'atteste la présence de sarcophages mérovingiens dans les soubassements de l'église du bourg. Ce bâtiment cultuel a été dédié à Saint-Martin, évangélisateur de la Gaule, ce qui laisse imaginer une origine lointaine.
Au milieu du 11e siècle, des seigneurs s'établissent et édifient un premier château de pierre, de style roman sur la route de Bordeaux au Médoc, axe stratégique sur lequel le seigneur perçoit des droits de passage.

Il succède vraisemblablement à un donjon primitif en bois. Établi au milieu de marais, l'édifice blanc - car construit en pierres calcaires - marque les esprits à une époque où même les églises sont encore en bois. Il donne son nom à la ville : Blanquefort est le blanca fortis, c'est-à-dire le « fort blanc ».

Au 13e siècle, le château devient la propriété du roi d'Angleterre Édouard, qui est aussi duc d'Aquitaine. Le château est cédé peu après à la puissante famille de Durfort qui conserve la forteresse jusqu'à la Révolution française.

Au début du 14e siècle, les Durfort sont la plus puissante famille de Guyenne et ils représentent le roi en son absence. Blanquefort est leur principale possession. La seigneurie comprend alors un tiers du Médoc, atteint l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Parallèlement, d'autres châteaux plus modestes apparaissent sur l'actuelle commune, comme à Breillan ou Terrefort. Une chapelle est construite plus au nord, dans le village de Caychac.
Le petit château est alors agrandi pour devenir une forteresse royale, anglaise, chargée de défendre Bordeaux contre une attaque du roi de France.
Blanquefort devient un lieu stratégique de la guerre de Cent Ans. Une enceinte en pierres est construite ; le donjon est agrandi par l'adjonction de six grosses tours.

 

 

Cette période se situe entre 1453 et 1789 

En 1453, après la victoire française de Castillon, la forteresse est prise, avant que Bordeaux ne tombe. Pendant quelques années, le château devient forteresse royale française, possession de Louis XI. Puis l'un de ses lieutenants, Antoine de Chabannes, obtient la forteresse qu'il adapte à l'artillerie à feu et embellit de décors gothiques.

Les Durfort récupèrent Blanquefort peu après.
La forteresse perdra progressivement son intérêt stratégique. Incendiée au 17e siècle, elle est abandonnée et sert même de carrière de pierres durant la Révolution.
 
Au 17e siècle, le village de Blanquefort connaît un nouvel essor avec la construction du château Dillon, du nom d'une famille de nobles irlandais venus s'installer ici.
Un domaine viticole se développe, notamment autour du domaine de Breillan, acquis au 18e siècle par deux autres familles irlandaises.

Le château du Dehez illustre bien, avec son plan de villa romaine, le goût du siècle pour les châteaux de campagne.
Charles Taveau, constitue le domaine de Fongravey à partir de 1781.
 

 

Après la Révolution 

La vie tranquille de la commune de Blanquefort va être secouée par la Révolution. Elle connaît la particularité d'avoir eu comme premier maire révolutionnaire Pierre Saincric, qui était le curé de la paroisse avant la Révolution; par la suite il se maria et devint notaire. La viticulture connaît son apogée au 19e siècle où des domaines comme Dulamon, Le Dehez ou Dillon changent de propriétaires. L'activité emploie alors la majorité de la population blanquefortaise qui atteint environ 2 000 habitants en 1900. Près de la Garonne, dans le palus se trouve alors pendant une courte période le principal élevage de sangsues de Bordeaux car les animaux étaient alors utilisés en médecine.

Certaines familles ont gardé souvenirs et documents des guerres du 19° siècle qui pourront être présentés.

Présentation générale du 19e siècle 

1 : Evolutions politiques.

Voici un siècle qui naît au spectacle sanglant de l’épopée napoléonienne, pour s’abîmer dans cette tuerie que fut la Grande Guerre.

Sept régimes politiques se succèdent en moins d’un siècle :

1799-1804 : Bonaparte, premier consul.

1804-1815 : Premier Empire.

1815-1830 : malgré le bref intermède des Cent-jours, après la défaite de Waterloo, l’Empire est abattu, la royauté, rétablie : c’est la Restauration, avec Louis XVIII, puis Charles X.

1830-1848 : monarchie de Juillet, dirigée par Louis-Philippe.

1848-1852 : la Révolution institue, avec Lamartine, la IIe République, bientôt minée par le coup d’État de son président, Louis Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, que fustige Victor Hugo.

1852-1870 : le Second Empire mis en place par Napoléon III tombe après la défaite de 1870 face aux Allemands.

1870 : la IIIe République est proclamée provisoirement, puis confirmée en 1875. Elle durera jusqu’en 1940.

Les clivages politiques sont particulièrement marqués. Droite et gauche s’opposent, évidemment. Mais à l’intérieur de ces sensibilités, les tensions ne sont pas moins vives. La droite aristocratique et légitimiste s’accroche aux valeurs anachroniques de l’Ancien Régime ; la droite bourgeoise et orléaniste tente de concilier l’ordre monarchiste et le capitalisme industriel ; la droite populaire, opportuniste, plus ambiguë, est aussi plus autoritaire. À gauche, la tradition politique et libérale prévaut sous la Restauration. Mais bientôt émergent la gauche républicaine et radicale, et les gauches socialistes, aux théoriciens divers, Fourier, Proudhon ou Marx. Le débat public se pose donc, en général, en termes contrastés : progrès ou tradition, science ou religion, liberté ou ordre, autant de clivages qui coïncident souvent, mais pas toujours, avec l’opposition gauche/droite. Les idéologies avivent les passions.

2 : Evolutions économiques et sociales.

C’est le siècle, en France, de la révolution industrielle. Servie par les progrès de la technique, elle se fonde sur le textile et sur l’aciérie. Les moyens de communication se développent, les chemins de fer, la marine à vapeur. Le capitalisme financier, avec la Bourse, prend une ampleur nouvelle, et permet l’essor d’une bourgeoisie d’affaires, aux réussites parfois spectaculaires, comme le montre Balzac. Mais les chantres de la pensée libérale, comme Saint-Simon, ont beau se réjouir de ces progrès, la misère sociale semble augmenter, à proportion des richesses créées.

La question sociale est posée. L’asservissement de l’homme aux machines et au système social, ces formes modernes de l’esclavage, le travail des enfants, condamné par Hugo, la déchéance sociale et/ou morale des travailleurs révélée par Zola, des ouvriers et de tous les prolétaires, finissent par attirer l’attention, et le catholicisme social de Lamennais rejoint par là les préoccupations des gauches socialistes. La liberté sans le pain ne sert pas à grand chose : c’est le siècle des misérables.

3 : Evolutions culturelles.

C’est l’avènement d’une culture nationale commune, fondée sur le patriotisme et sur l’histoire de France, étudiée et célébrée par Michelet, enseignée dans la République des écoles laïques, gratuites et obligatoires. Partout exaltée, par la Révolution, puis par l’Empire, de l’extrême gauche à l’extrême droite de Barrès et de Maurras, l’idée de nation offre à la France divisée l’occasion d’une opportune et solennelle communion, au mysticisme laïcisé.

Plus concrète se veut la culture bourgeoise, qui se fonde, elle, sur les valeurs de l’ordre, de la raison, et surtout de l’argent. Elle répond volontiers aux exhortations du ministre Guizot : « enrichissez-vous ». C’est une culture de ce monde, de l’ici-bas, inspirée du siècle de Voltaire, éventuellement anticléricale, comme l’est Stendhal, et qui voit dans la religion tout au plus une garantie de l’ordre social. Ce même mouvement de laïcisation de la société aboutira à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. En revanche, les valeurs positivistes de la science et de la connaissance sont de plus en plus célébrées, par Taine et par Renan, par exemple.

L’avènement relatif d’une culture de masse est un fait essentiel à cette époque. Le suffrage prétendument universel, d’où sont exclues les femmes, l’alphabétisation croissante, l’essor de la presse et des gazettes, donnent au pays tout entier une conscience et une culture politiques nouvelles. Les auteurs ont désormais une tribune qui amplifie leurs discours. Porté par cette société bourgeoise, l’artiste est bien souvent un être élu et réprouvé. Tels sont les poètes maudits que présente Verlaine. Texte extrait du site : keepschool.com

Présentation générale du 20e siècle 

Le 20e siècle a été fortement marqué par des guerres importantes et nous accordons ici une place importante à ces événements dramatiques :
- la Première Guerre mondiale, en honorant ses nombreux morts
- la Seconde Guerre mondiale, qui a marqué durablement le village de Blanquefort : 300 hommes partis à la guerre, la défaite, les 100 prisonniers en Allemagne, l’occupation, la résistance, la victoire
- les Guerres d’Indochine et d’Algérie, décolonisation plus complexe.

Blanquefort connaît une rapide croissance à partir des années 1960. La commune intègre la Communauté urbaine de Bordeaux à sa création en 1968.Une immense zone industrielle voit le jour où s'implante bientôt une usine du constructeur automobile Ford. Elle devient vite la plus grosse entreprise privée de la région Aquitaine avec plus de 4 000 salariés ; sa taxe permet alors à la commune un développement économique, social et culturel. La commune connaît alors un développement lié à l'agglomération bordelaise, en s'intégrant parfaitement dans la banlieue de la ville.

Les zones archéologiques de Blanquefort


Un arrêté du préfet de la région Aquitaine du 16 juin 2009, dont est présenté ici un résumé, « considérant les éléments de connaissance du patrimoine archéologique de la commune de Blanquefort (Gironde), actuellement recensés dans les bases archéologiques de la Direction régionale des affaires cultures d'Aquitaine, précise pour cette commune les zones géographiques pour lesquelles tous les dossiers de demande de permis de construire, de démolir, d'aménager, d'autorisation d'installations ou de travaux divers et de création de Z.A.C. doivent être étudiés.

Il s’agit des zones suivantes :
1 - Le Bourg : église et cimetière, Haut Moyen Âge, Moyen Âge.
2 - Château de Breillan : maison noble, 15e siècle.
3 - Maurian : ancien château, Moyen Âge,
4 - Dillon : occupation, Gallo-romain, Moyen Âge.
5 - Château Saint-Ahon : maison forte, Moyen Âge.
6 - Dulamon : maison noble, 16e siècle.
7 - Duras et Jalle du Sable : château, chemin, moulin, Moyen-âge, Époque-moderne.
De même, doivent être soumis à déclaration les travaux suivants : affouillement, nivellement ou exhaussement de sol liés à des opérations d'aménagement, préparation de sols ou plantation d'arbres ou de vignes, arrachage ou destruction de souches ou de vignes, création de retenues d'eau ou de canaux d'irrigation).

Fait à Bordeaux, le 16 juin 2009. Le Préfet de la région Aquitaine Frédéric Mac Kain.

 

GEO-Physique

« La superficie communale totale est de 3 260 ha ; les près occupent 499 ha, les marais 494 ha, la vigne 476 ha, les terres labourables 473 ha, les landes 369 ha, les pâtures 147 ha, les jardins particuliers très nombreux 46 ha.

Le domaine du Syndicat des Jalles est de 2 592 ha et celui du syndicat des marais 512 ha. La superficie moyenne des exploitations agricole est de 17 ha, de 1 ha pour la plus petite à 119 pour la plus grande ».

Texte d'Henri Bret extrait des Archives municipales de Blanquefort, extrait du relevé des allocations familiales en agriculture du 13 février 1943.

« Les 5 000 parcelles environ sont constituées de terres labourables, vignes, aubarèdes, pâtures, près, jardins, taillis, bois de futaie, acacias, bois de pins, vergers, friches, landes, jardins, marais, chemins, ruisseaux, etc.  La majorité des grands propriétaires est domiciliée hors commune, sauf deux Lagoublaye et Maurian ; «  certains possèdent plusieurs propriétés dans la commune, généralement une résidence avec jardin d’agrément et aussi des vignes, tels de Martignac, Cambon, Reaud, Meyer, Duval, Muratel, de Portal, de Magnol, Duprat et Darnec… » La commune est répartie en 4 sections : la Lande, le Milieu, la Landille, la Palu.

Texte de Jean Lafitte, l’ancien cadastre de 1811 de la commune de Blanquefort, paru dans la revue du G.A.H.BLE n° 17 de juin 1991.

Raymond Valet fait remarquer qu’« il nous reste en définitive aux quatre points cardinaux, quatre propriétés produisant quatre vins type bourgeois, quatre vins différents de brillante qualité, ce qui conserve le renom de nos vins récoltés dans notre cité ».

Texte de Raymond Valet, Feuilles d’automne, Publications du G.A.H.BLE 1984, p. 70.

Et nous pouvons observer que la commune contemporaine a partagé son territoire, elle aussi, en quatre quartiers : Majolinas (contraction de Majolan et Linas), Cachac, le Bourg, les Rainettes (de La Renney)… en 2001 !

 

cadastre

Inventaire de différentes cartes consultables  

Carte de Masse 

Echelle 1/28800. Début du 18e siècle

Claude Masse (1652-1737) est un ingénieur géographe connu pour ses plans de fortifications et ses travaux en Charente. Après des relevés sur le terrain, effectués entre 1707et 1709, il a dessiné une carte de l'ensemble du Médoc à l’échelle de trois lignes pour 100 toises, soit 1/28 800. Il s’agit d’une carte en 13 feuilles, à l’échelle de « 3 lignes pour 100 toises » soit 1/28.000. C’est une carte manuscrite en couleurs, elle peut être consultée à la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Lorsqu’il effectuait ses relevés sur le terrain, Masse notait sur des carnets toutes ses observations, y compris son jugement sur les peuplades locales aux mœurs plutôt rudes. Cette carte est digne d'intérêt car c'est la première carte à grande échelle de la région. Seuls, les reliefs importants sont figurés. Ce sont les lignes de coteaux bordant la Jalle et ses affluents, et d'autres moins évidentes sur le terrain. Si le dessin de la Jalle est très précis, celui des ruisseaux est souvent approximatif. Il n'y a aucune différence entre les chemins les plus importants et les autres, ce qui donne un réseau assez confus. Cette carte étant antérieure à la construction des routes de Tourny, elle montre les tracés des anciennes voies. Les bois, près et vignes sont parfois mentionnés. Les toponymes sont souvent approximatifs.

Carte de Belleyme

Echelle 1/43200. Seconde moitié du 18e siècle.

Pierre de Belleyme (1747-1819) est un ingénieur géographe du roi Louis XV. En 1761, un arrêt du Conseil du Roi ordonne le levé de la Carte de la Guyenne, aux frais de la province. L’entreprise cartographique confiée à Pierre de Belleyme qui laissera son nom à la carte. Les levés, effectués de 1761 à 1774, au 1/43 200ème à une échelle double de celle de la Carte de Cassini, permettent de soigner la partie topographique du travail : la légende différencie les routes et les chemins ; elle distingue les forêts et les bois, les châtaigniers, les « pinadas », les landes, les marais et les dunes de sable. Le réseau hydrographique est soigneusement étudié.

Carte de Cassini

Echelle 1/86400. Seconde moitié du 18e siècle.  

La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale et particulière du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au 18e siècle. L'échelle adoptée est d'une ligne pour cent toises, soit une échelle de 1/86400 (une toise vaut 864 lignes). Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. Les trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail.

Atlas de Trudaine

Echelle 1/8600. Seconde moitié du 18e siècle.

Les atlas dits « de Trudaine » furent élaborés au 18e siècle, à l’instigation de l’intendant, Daniel-Charles Trudaine,  puis directeur des Ponts et Chaussées qui leur laissa son nom. Le but était de dresser une carte générale des routes royales de France. Les travaux de levé prirent quelque trente-cinq années, s’étalant de 1745 à 1780 environ. Chaque route royale fit l’objet d’un dessin précis, incluant en outre toutes les constructions existant sur une étendue de six lieues de part et d’autre de la chaussée : pont, moulin, ferme, grange, hameau, ville.

Carte d'état-major au 1/80000.

Echelle : 1/80000. 1818-1875.

Cette carte succède à la  carte de Cassini. La carte d'État-major est une carte générale de la France réalisée, dans sa première version, entre 1818 et 1875. Pour la première fois, des mesures précises d’altitude sont effectuées. Même si la figuration rationnelle du relief reste la grande nouveauté par rapport à la  carte de Cassini, il n'en demeure pas moins que, malgré la présence de points côtés sur la carte, on ne peut donner l'altitude exacte d'un point quelconque du document final.

Elle doit son nom au fait qu’elle était destinée avant tout aux militaires ; la couverture des régions frontalières a été prioritaire, celle du Sud-ouest plus tardive.

Carte d'état-major au 1/50000 

Echelle : 1/50000. 1898.

À partir de 1898, la carte d’état-major est éditée à l’échelle 1/50000 qui en simplifie l’utilisation : 1 centimètre y représente 500 mètres. Dans ses premières éditions, le relief est toujours représenté par des hachures. Mais cette carte évolue : en 1900 elle est en couleurs, en 1922, le relief est figuré par des courbes de niveau qui permettent de déterminer l’altitude de chaque point.

Cadastre Napoléonien

Echelle 1/2500. 1808-1812.

Le cadastre est un système d'évaluation et de définition des propriétés foncières servant de base à l'assiette fiscale de l'impôt foncier et à sa juste répartition. Il indique, pour chaque commune du territoire, l'emplacement, la surface et la valeur de tout bien foncier. Il est instauré sous Napoléon 1er par la loi du 15 septembre 1807 mais sa mise en œuvre peut être plus tardive.

Le cadastre se compose de trois éléments : le plan parcellaire ou plan cadastral : - découpage de la commune en sections et en parcelles, - les états de section : répertoire des propriétaires, nature des sols (cultures), toponymie au moment de l'établissement du cadastre, - la matrice des propriétés bâties et/ou non bâties : enregistrement des modifications et des mutations relatives aux biens fonciers.

Les plans cadastraux "napoléoniens" de la Gironde, conservés aux Archives départementales, ont fait l'objet d'une numérisation intégrale et sont consultables sur internet.

L’eau 

Dans nos communes de l’entrée du Médoc, l’eau est un élément indispensable à la vie et à l’organisation humaine. Chaque commune est traversée d’ouest en est par des cours d’eau aux multiples noms ; des jalles plus ou moins importantes, des ruisseaux, des estey, des crastes et des berles, qui mènent à la Garonne. Les zones humides des palus alternent avec les marais des vallées des Jalles.

La jalle : est le nom commun gascon pour désigner un cours d'eau dans le médoc.
Le mot générique qui semble propre à la région pour désigner un cours d’eau d’une certaine importance est « jalle » sur lequel se sont formés de nombreux lieux-dits dès 1298 (« devert la Jale »), « entre deux Jalles » (1688), « la Jalle de Plassan » (1542) ou « la Jalle de Saulesse » (1542). Le nom déformé a vraisemblablement formé « Geles », dans le « Bois de Geles ». Le mot « jalle » peut venir du pré-indo-européen « cale, care ».

Texte issu d’Anne Cavignac, Les noms de lieux du canton de Blanquefort, 1968, 3 tomes. (longue explication des transformations du mot jalle p. 105-120).

Une craste : nom qui vient du gascon crasta, issu du latin castrum désigne, dans les Landes de Gascogne un fossé de drainage, généralement creusé dans le sable, aménagé pour assainir la Lande humide. En usage depuis des siècles, la craste se généralise au milieu du XIXe siècle afin de faciliter l’écoulement des eaux et rendre possible la mise en culture du pin maritime. Le terme est passé dans le vocabulaire régional courant.
Source Wikipedia

Une berle : nom gascon très répandu, désigne en forêt un vieux fossé.

Un estey : Sur les rives de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne, sur la côte du Bassin d’Arcachon, des cours d’eau se jettent en formant des esteys.
Ces esteys sont soumis au régime des marées, ils ont longtemps abrité de petits ports utilisés par les bateliers et les pêcheurs. Avec la disparition de la batellerie, ils ne sont plus fréquentés que par les pêcheurs et les plaisanciers.
Ce terme est à rapprocher de celui d’étier ou d’estier, le canal qui alimente les marais salants ou qui relie un lac et une rivière.
Pour certains auteurs, au nord de Bordeaux sur la rive gauche de la Garonne puis de la Gironde, ce terme n’est plus employé. Un examen attentif des cartes actuelles ou anciennes permet de démentir cette théorie.
Il y a d’abord l’Estey Crebat, exutoire des marais de Bordeaux entre Bacalan et la Jalle de Blanquefort que d’aucuns considèrent comme l’estuaire du Limancet.
Plus au nord, le plan cadastral de Pauillac (1825) nous livre les noms des esteys du Gart, de Padarnac, de la Verrerie et de Saint Lambert.
Entre Saint-Estèphe et Saint-Seurin de Cadourne on trouve l’Estey d’Un.
Admettons donc que le terme est plus fréquent en amont de Bordeaux, mais reconnaissons qu’il est également utilisé au nord.
Texte de Michel Baron

Le climat 

Ensemble des conditions météorologiques d'une région, d'un lieu.

Un orage (dérivé à l'aide du suffixe age de l'ancien français ore, signifiant « vent »1) est une perturbation atmosphérique d'origine convective associée à un type de nuage particulier : le cumulonimbus. Ce dernier est à forte extension verticale, il engendre des pluies fortes à diluviennes, des décharges électriques de foudre accompagnées de tonnerre. Dans des cas extrêmes, l'orage peut produire des chutes de grêle, des vents très violents et, rarement, des tornades.
Les orages peuvent se produire en toute saison, tant que les conditions d'instabilité et d'humidité de l'air sont présentes. Le plus grand nombre se retrouve sous les tropiques et leur fréquence diminue en allant vers les pôles où ils ne se produisent qu'exceptionnellement. Dans les latitudes moyennes, le nombre varie avec la saison. source Wilipédia
Blanquefort n'a pas été épargné dans le passé par le mauvais temps.

Une intempérie est une perturbation météorologique : « Sont considérées comme intempéries, les conditions atmosphériques et les inondations lorsqu’elles rendent dangereux ou impossible l’accomplissement du travail eu égard soit à la santé ou à la sécurité des salariés, soit à la nature ou à la technique du travail à accomplir » (article L. 5424-8 du code du travail).

Blanquefort n'a pas été épargné dans le passé par le mauvais temps.

Introduction à la géographie humaine 

Nous proposons l’étude du déroulement de la vie à travers le changement de l’espace, comment nos ancêtres ont structuré leur village en tenant compte des réalités géographiques dans lesquelles ils vivaient dans les rubriques suivantes :
- le peuplement,
- la démographie et les recensements,
- la toponymie,
- la voirie,
- les transports,
- l’économie.


« La géographie humaine est l'étude spatiale des activités humaines à la surface du globe, donc l'étude de l'écoumène, c'est-à-dire des régions habitées par l'homme.
Cette branche de la géographie est donc par définition une science humaine.
Ses domaines sont très variés et font appel aussi bien à la démographie, à la sociologie, à l'économie, à l'histoire, au droit ou encore à la politique.

La géographie humaine comprend elle-même de nombreuses spécialités : géographie de la population, rurale, urbaine, sociale, économique, des transports, politique, culturelle, religieuse ».

Les autres rubriques seront abordées dans le chapitre de la population : vie culturelle, vie politique, vie religieuse, loisirs, la langue.

Le peuplement

Comment nos ancêtres ont structuré leur village en tenant compte des réalités géographiques et des évolutions politiques dans lesquelles ils vivaient.

La toponymie (du grec tópos, τόπος, lieu et ónoma, ὄνομα, nom) est la science qui étudie les noms de lieux, ou toponymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle est l'une des deux branches principales de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique.

Outre l'étude des noms de lieux habités (villes, bourgs, villages, hameaux et écarts) ou non habités (lieux-dits), la toponymie étudie également les noms liés au relief (oronymes), aux cours d'eaux (hydronymes), aux voies de communication (odonymes, ou hodonymes).

 

Le glossaire de la toponymie 

Anthroponymie : étude des noms de personnes,
Étymologie : étude de l’origine et de l’évolution d’un mot,
Éponyme : qui donne ou emprunte son nom à quelque chose,
Hydronyme : nom de lieu ayant trait à l'eau (ruisseau, source, fontaine, rivière, fleuve),
Hypocoristique : mot traduisant une intention caressante, affectueuse (ex. Margot pour Marguerite),
Microtoponymie : partie de la toponymie concernant les noms de lieux-dits de faible étendue, de maisons, de champs, de pièces de terre,
Onomastique : étude générale des noms propres. Elle est essentiellement composée de l'anthroponymie et de la toponymie,
Patronyme : nom de famille (de pater « père et onoma « nom) par opposition à prénom, ou surnom,
Toponyme : nom de lieu en général,
Toponymie : science de l'origine et de l'étymologie des noms de lieux. On dit aussi toponomastique,
Radical : partie essentielle d'un mot, qui en exprime le sens principal.

Texte extrait : Les feuillets n°3 de la mémoire, ouvrage collectif édité par le Comité d’animation communale de Parempuyre, 1995, p.14.

La voirie désigne à la fois l'ensemble des voies de circulation (le réseau routier : routes, chemins, rues, etc.) et la nature et la structure de ces voies (voie unique, 2 x 2 voies, etc.).

Les types de voies  

Le boulevard : large voie faisant le tour d’une ville (sur l’emplacement des anciens remparts), généralement plantée d’arbres (1803 bolevers « ouvrage de madriers », puis « remparts » avant 1365 ; du moyen néerlandais bolwerc).
L’avenue : large voie urbaine, plantée d’arbres proche du boulevard (1549, forme verbale de : avenir, « arriver »), l’équivalent de la fameuse « perspective » des Russes.
Le cours : du latin cursus, action de courir, voyage. Au XVIIe siècle, influence de l’italien corso : longue et large avenue servant de promenade. On en trouve à Bordeaux et au Bouscat.
La place : lieu public, espace découvert, généralement entouré de constructions (1080 « endroit » latin populaire platea) place d’une ville grecque agora, d’une ville latine forum. La place publique : en public, aux yeux de tous. Elle est souvent proche de l’église et servait aussi de marché.
La rue : voie bordée de maisons, au moins en partie, dans une agglomération (1080 latin ruga ride). Une petite rue devient le diminutif : ruelle.
La route : voie de communication terrestre aménagée, plus importante que le chemin, située, hors d’une agglomération ou reliant une agglomération à une autre (XIIe siècle latin médiéval rupta, ellipse de via rupta, latin classique rumpere viam « ouvrir un passage »).
La voie : espace à parcourir pour aller quelque part, cet espace lorsqu’il est tracé et aménagé (XIe siécle du latin via, voie).
Le chemin : voie qui permet d’aller d’un lieu à un autre (1080 latin populaire camminus, mot gaulois).
Le square : mot anglais, proprement « carré » (de l’ancien français esquarre cf. équerre), utilisé au milieu du XIXe siècle, désigne un petit jardin public, généralement entouré d’une grille et aménagé au milieu d’une place.
L’impasse : petite rue qui n’a pas d’issue (1761 de « in » (privatif) et passer : on ne passe pas !).
Le rond-point : (roont-point « demi-cercle » en 1375 de rond et point « lieu, emplacement » : place circulaire (1831) d’où rayonnent plusieurs avenues, extension du carrefour vers lequel convergent plusieurs allées dans une forêt ou un jardin (1708).
Le quai : 1311, mot normand et picard, dérivé du latin dès 1167, du gaulois caio « enceinte » : voie publique aménagée entre les maisons et un cours d’eau, sur la levée de terre, soutenue par un mur de maçonnerie. Les quais sont connus à Bordeaux et à Paris, mais Parempuyre en possède un sur la Garonne, ce que Blanquefort n’a pas osé à ce jour...

La première ressource de la commune, c’est sa terre que les hommes cultivent depuis des siècles, les céréales, les prairies où l’on élève vaches et chevaux, la vigne aussi, les jardins pour les légumes, les marais… Nous regarderons les artisans et commerçants, mais aujourd’hui, l’industrie contemporaine a donné un tout autre aspect à la commune.

Dans cette rubrique, vous trouverez les caractéristiques de l’organisation de la vie de la commune, les personnalités qui l’ont marqué, la langue et la démographie…

La langue gasconne 

La langue parlée à Blanquefort durant plusieurs siècles a été une langue gasconne.
Cette langue que certains de nos concitoyens réapprennent à parler aujourd’hui a fortement marqué les relations familiales et humaines et même le territoire puisqu’aujourd’hui un bon nombre de toponymes sont nettement d’origine gasconne. Pour retrouver sur le site une centaine de lieux-dits d’origine gasconne de la commune de Blanquefort, cliquez ICI.
Cette langue est caractérisée entre autres par son vocabulaire, ses tournures et originalités grammaticales, elle a en particulier fleuri dans les chaffres locaux, elle a son accent, sa verdeur, son humour (ah ! les histoires gasconnes !).

Aujourd’hui, encore, elle divise les habitants par sa façon de prononcer plusieurs lieux-dits.
Nos anciens parlaient le patois local jusqu’aux guerres mondiales : voici une anecdote savoureuse relevée dans un procès-verbal de la gendarmerie de Blanquefort le 27 janvier 1942  (PV n°46) « constatant des dégâts à récoltes sur pied (ce sont des choux) par un troupeau gardé ». La plaignante est la propriétaire récente du château Breillan, avec son mari, M. Gaston Cardineau, capitaine aux armées, 47 ans ; ils venaient d’acheter en 1939 le château à M. Daniel Dolfus. Leur résidence principale était néanmoins au château d’Oléron, dans l’île d’Oléron. Mme Blanche Cardineau, 42 ans, propriétaire à Breillan à Blanquefort, était en conflit avec des voisins… Elle était sur une petite voiture attelée d’un âne ; elle signale aux gendarmes qu’ « une vieille femme qui gardait ses vaches s’est mise à gesticuler et crier très fort dans un langage que je n’ai d’ailleurs pas compris ». Cette femme parlait patois !

Texte d'Henri Bret.

Nous possédons différentes sources d’information sur la population de Blanquefort dont les recensements.

Les recensements ont lieu tous les cinq ans depuis 1801, interrompus pendant les guerres en 1916 et 1941. Ils sont consultables sur le site des archives départementales de la Gironde, pour Blanquefort : les recensements de 1820, puis de 1886 à 1911, de 1921 et de 1926. 

 

Cette rubrique relate des faits survenus dans la vie quotidienne des habitants de la commune.

Ecole, collège, et lycée, voici l’histoire de ces établissements.

Voici présentées des personnes qui ont compté dans la vie de la commune de Blanquefort.

La santé des populations a de tout temps été liée aux conditions de vie, mais aussi au contexte politique et économique, ainsi qu’aux conditions climatiques.
Vous trouverez dans cette rubrique nombre d’éléments d’information et de réflexion sur la lente évolution des problèmes de santé dans la commune.

Le patrimoine de la commune est particulièrement riche, en particulier de par sa proximité avec la ville de Bordeaux, dont la plupart des grandes familles avaient une maison d’été dans la ceinture verte des environs. Seront présents dans cette partie : les châteaux, belles demeures, domaines, villas, les maisons typiques, les moulins, les lavoirs, les parcs, ...
NB : les églises et cimetières figurent dans Population / Vie religieuse, les écoles dans Population / Etablissements scolaires, les puits dans Géo physique / Eau.

Le recensement officiel des châteaux et demeures pour le canton de Blanquefort réalisé par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) Aquitaine signale de nombreux bâtiments et maisons dont le caractère historique est signalé ; nous nous sommes inspirés de ce classement, en sachant que la plupart des demeures sont appelées aussi châteaux…

La typologie de ces bâtiments est en effet complexe et variable, selon les critères retenus : type de construction, architecture, rôle social, époque… ; où s’arrête la limite entre château et demeure. Où classer les chartreuses, les maisons nobles, les domaines, les maisons de campagne… ? Il faut bien reconnaître qu’à Blanquefort et ailleurs dans le canton les frontières ne sont pas toujours faciles à définir.

Les éléments les plus anciens repérés, mis à part notre forteresse médiévale bien entendu (classée généralement à part), remontent au XVIIe siècle, mais quelques-uns de ces châteaux sont bâtis sur un existant ancien, détruit par l’histoire ou plus simplement abattu pour être agrandi et modernisé…

Au cours du 19e siècle, les riches Bordelais, propriétaires de domaines aux environs de Bordeaux, rivalisaient entre eux. Ils avaient des vignes qui leur rapportaient de bons revenus, ils vivaient l’été dans leurs « résidences secondaires » et cherchaient par l’originalité de leurs aménagements à marquer les esprits de leurs visiteurs. Parmi ces marqueurs sociaux, on retrouve la grandeur et la beauté de la demeure, la majesté du portail, le vivier si un cours d’eau est proche, parfois une vacherie, une serre, un jardin et sans doute le plus impressionnant un parc constitué d’essences rares et exotiques.

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est le principal document de planification au niveau communal, il remplace le plan d'occupation des sols (POS) depuis la loi relative à la solidarité et au renouvellement du 13 décémbre 200, dite "loi SRU".

C'est un outil de planification, mais aussi un document d’urbanisme réglementaire qui régit notamment les règles de constructibilité et d’usage des sols ; c’est le document qui sert, par exemple, à instruire les permis de construire.

Il est dit « PLU3.1 » car, depuis une loi du 12 juillet 2010, il peut inclure également le Programme local de l’habitat (PLH) et le Plan des déplacements urbains (PDU). 

Aussi, englobe-t-il dans une même vision l’habitat, les transports, l’environnement et le traitement des espaces publics, le développement économique, mais aussi la préservation des paysages ou encore l’aménagement des secteurs à renouveler ou à protéger.

Le PLU en vigueur a été approuvé par le conseil de Bordeaux Métropole le 16 décembre 2016 et est devenu opposable le 24 février 2017.

Elle a pour objet la recherche de l'origine et de la filiation des personnes et des familles. Elle permet aussi de découvrir la vie de nos ancêtres ainsi que leurs conditions de vie, tellement différentes des nôtres. Nous présenterons ici quelques généalogies familiales. En France, la majorité des paroisses tenaient les registres de baptêmes, de mariages et de sépultures de façon généralement complète à partir de 1737, certains curés tenaient déjà leurs registres dès 1632.
Au hasard des registres paroissiaux, sont aussi signalés des événements comme des décès surprenants, des bizarreries météorologiques ou d’autres observations au gré de l’humeur du curé.

Liste de sites internet de référence ayant la ville de Blanquefort comme caractéristique commune.