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Violettes

Mon grand-père Josezph Raso (d’origine espagnole mais naturalisé Français en 1945) vigneron et maraîcher au 114 avenue de la Salle de Breillan à Blanquefort, fut clairon et chef de clique aux Majorettes de l’époque, puis président du comité des fêtes de la ville et enfin à sa retraite premier président du Club de l’amitié.

Après l’arrachage des vignes, il s’est tourné vers les fraises des bois et les fleurs, marguerites, l’été et les violettes l’hiver avec l’aide de son épouse Antoinette, née Revaire, de sa fille Josette et de son gendre Emile Miart, officier de l’armée de Tanaïs et Président de l’Entente Sportive Blanquefortaise. Les plants de violettes étaient achetés à un fournisseur, cultivés sous serres plastiques et plantés dans des trous réalisés par une barre chauffante sur un film plastique noir.

Une anecdote : mon père M. Miart, quand il récoltait les violettes était souvent surpris avec la chatte familiale « Mousse » sur son épaule !

On récoltait les violettes l’hiver. Elles dégageaient un très bon parfum. Ensuite, on faisait des bouquets d’environ 10 à 12 fleurs, entourées de 5 ou 6 feuilles vertes cueillies dans le bois, notamment à Tanaïs, et ficelées avec du raphia. Une fois cette opération terminée, Josette se levait vers 3 heures du matin et allait les vendre en voiture au marché des Capucins à Bordeaux dans des paniers en osier où ils partaient comme des petits pains, à 10 F le bouquet, je crois !

Souvenirs de Jean-Luc Miart, février 2026.